« Que ton aumône reste dans le secret, et ton Père qui voit dans le secret te le rendra » et « Quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée [… ] et ton Père qui voit dans le secret de le rendra ».
« Ton Père qui voit dans le secret te le rendra. »

Qu’est-ce que le carême : le jeûne ? la prière ? l’aumône ?
Sans doute un peu des trois… mais entre ces trois engagements de carême, le Seigneur établit un point commun : notre Père, dans le secret, nous voit et nous le rendra.
Le moment du carême devient alors le moment de vie secrète et donc personnelle avec Dieu. Avec ce secret, notre carême devient un temps d’intimité avec Dieu. Nous entrons alors dans un tête-à-tête avec Lui, un cœur à cœur intime. Intimité, comme des fiancés ou de jeunes amoureux qui désirent, toujours avec ardeur, se retrouver. Dans cette intimité, notre carême devient un temps de noces. Pourquoi alors, en ce carême se désoler et gémir sur nos efforts ? Parfumons-nous la tête, lavons nos visages comme pour s’apprêter à des noces.
Nous comprenons alors que ce carême d’Amour unit les cœurs. Il plonge nos cœurs dans l’Amour divin du Christ, il nous rapproche de l’alliance entre les cœurs de Jésus et Marie. Alors, en ce carême, plongés dans l’amour intime du Père, nous contemplons le Cœur du Christ qui s’ouvre pour nous et, loin de la tristesse de la mortification, nous ressentons la joie d’aimer.
C’est cela la joie du carême, c’est la joie des des noces.
