2- À l’origine de la mise en cause de l’Alliance des Cœurs Unis

L’Alliance des Coeurs Unis s’est fait connaitre sur le plan médiatique à la suite de trois signalements effectués à l’été 2022 auprès de la cellule dérives sectaires de la Conférence des Évêques de France. C’est la référence à ces signalements qui servira d’introduction à l’article publié dans le journal La Croix1 dont le journaliste a reconnu être en relation avec les auteurs des signalements. L’association met en cause le déroulement de l’enquête journalistique à l’aune notamment d’erreurs manifestes : « une enquête qui pose question […] ni sa présidente, ni son aumônier n’ont été interviewés ni même contactés, le journaliste a appelé à plusieurs reprises un membre […] au motif (erroné) qu’elle serait la Présidente […] »2.

Suite à la parution de cet article, une enquête ecclésiale sera diligentée au cours de laquelle les enquêteurs ont pu avoir des échanges avec ce journaliste. Les conclusions en rapportent qu’il « reconnaît qu’il n’a pas fait une enquête très approfondie […] Il a plutôt senti un climat […] »3

En outre, Monseigneur Brunin, en charge de la cellule des dérives sectaires auprès de la Conférence des Evêques de France, avait au préalable notifié la clôture du dossier de signalement : « pour nous, à la Cellule de la CEF, le dossier est clos »4. Les noms des trois prétendus plaignants, communiqués aux autorités religieuses, indiquent qu’ils n’ont jamais été membres de notre association contrairement à ce qui a été écrit et les conclusions de cette enquête ecclésiale, qui sera conduite en 2023-2024, le confirmeront : « ces plaintes ont été classés sans suite. »3

L’origine de l’affaire et des retombées médiatiques qu’elle a déclenchées, est évoquée dans un communiqué du diocèse de Bayonne comme provenant d’une « douloureuse affaire familiale »5, ainsi que dans le rapport des enquêteurs : « l’histoire compliquée de la riche famille divisée […] provoque des démarches d’une certaine ampleur […] cette histoire de famille a entraîné diverses démarches contre l’association… ».3

Cette origine avait par ailleurs déjà été évoquée dans le droit de réponse du 13 novembre 2022 : « les soi-disant nombreuses dénonciations […] émanent, à notre connaissance, de trois personnes qui, depuis plus d’un an, ont décidé de s’en prendre à l’Alliance au prétexte de son refus réitéré à vouloir prendre parti dans le cadre d’une affaire de famille strictement privée intéressant l’une d’entre elles »2. Autrement dit, cette personne, en conflit au sein de sa famille pour des raisons patrimoniales et financières, a cherché à impliquer des membres de l’Alliance des Cœurs Unis afin qu’ils interviennent en sa faveur dans une affaire personnelle et strictement privée. Confrontée à leur refus, elle décidera de « s’en prendre à l’Alliance » et, accompagnée par deux amis, elle déposera un signalement auprès de la cellule des dérives sectaires de la Conférence des Évêques de France.


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  1. Journal La Croix 12 octobre 2022 ↩︎
  2. Droit de réponse de l’Alliance des Cœurs Unis – Courrier des lecteurs La Croix 13 novembre 2022 ↩︎
  3. Rapport sur l’association de l’Alliance des Cœurs Unis, Frère G. Narcisse & Mme Haushalter, 12/01/2024 ↩︎
  4. Courriel du 5 octobre 2022 ↩︎
  5. Communiqué du diocèse de Bayonne 14 octobre 2022 ↩︎

Pour consulter les autres parties :

À propos de l’Alliance des Cœurs Unis, ce qu’il convient de savoir

1- La vocation de l’Alliance des Cœurs Unis

2- À l’origine de la mise en cause de l’Alliance des Cœurs Unis

3- Campagne médiatique et accusations de dérive sectaire

4- Poursuite du processus de dénonciation

5- Obéissance à l’Église Catholique Romaine

6- Accompagnement au sein de l’Église

7- À propos des locutions privées

8- Rapport de la commission doctrinale de la CEF