Message pour le Carême 2026

« Que ton aumône reste dans le secret, et ton Père qui voit dans le secret te le rendra » et « Quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée [… ] et ton Père qui voit dans le secret de le rendra ».

« Ton Père qui voit dans le secret te le rendra. »

Qu’est-ce que le carême : le jeûne ? la prière ? l’aumône ?

Sans doute un peu des trois… mais entre ces trois engagements de carême, le Seigneur établit un point commun : notre Père, dans le secret, nous voit et nous le rendra. 

Le moment du carême devient alors le moment de vie secrète et donc personnelle avec Dieu. Avec ce secret, notre carême devient un temps d’intimité avec Dieu. Nous entrons alors dans un tête-à-tête avec Lui, un cœur à cœur intime. Intimité, comme des fiancés ou de jeunes amoureux qui désirent, toujours avec ardeur, se retrouver. Dans cette intimité, notre carême devient un temps de noces. Pourquoi alors, en ce carême se désoler et gémir sur nos efforts ? Parfumons-nous la tête, lavons nos visages comme pour s’apprêter à des noces.

Nous comprenons alors que ce carême d’Amour unit les cœurs. Il plonge nos cœurs dans l’Amour divin du Christ, il nous rapproche de l’alliance entre les cœurs de Jésus et Marie. Alors, en ce carême, plongés dans l’amour intime du Père, nous contemplons le Cœur du Christ qui s’ouvre pour nous et, loin de la tristesse de la mortification, nous ressentons la joie d’aimer.

C’est cela la joie du carême, c’est la joie des des noces.

Message de Noël du Père Antoine


Qu’êtes-vous venus voir dans la crèche ?


Entourés d’enfants ou non, à Noël nous nous approcherons d’une crèche et nous contemplerons cette scène merveilleuse.
Mais que sommes-nous venus voir ?
Nous regardons une naissance, une mère et son Fils, mais que sommes-nous venus voir ?
N’y aurait-il rien de nouveau dans la crèche, cette année ?
Que sommes-nous venus voir ?

Nous qui sommes consacrés à l’Alliance des Cœurs unis de Jésus et Marie, à la crèche, nous venons écouter le cœur de ce nouveau-né battre de lui-même. Quelques instants auparavant, il battait dans le ventre de sa mère, il vivait par la vie de sa mère. Et quelques mois avant encore, le cœur du Fils naissait du cœur de sa mère.
Deux cœurs unis en un même sein. Deux cœurs unis qui gardent leur proximité même après cette venue au monde. La naissance du Christ n’a pas altéré la Virginité de la Vierge Marie qui ne souffre pas de l’accouchement, ainsi la naissance du Fils n’a pas altéré l’unité avec sa Mère et l’union de leur cœur.

A la crèche nous contemplons cette unité des cœurs conservée au-delà de cette naissance.

Que sommes-nous venus voir ?
Nous qui, dans l’alliance, en ce moment vivons notre foi et notre consécration dans la discrétion, nous sommes venus contempler le Salut du monde qui vient sans bruit, dans le silence de la nuit et le calme d’une étable, au détour d’un petit village. Nous sommes venus admirer comment Dieu agit plus efficacement dans l’humilité de la crèche et dans le silence de la nuit que dans les bruits du monde et le tumulte de la crèche. Nous venons voir le calme de la mangeoire pour goûter la grâce divine de la discrétion et de la prudence. Dans la quiétude de la crèche, le salut est à l’œuvre ; dans la quiétude de l’Alliance, Dieu est à l’œuvre. Nous vivons à l’heure de la crèche.

Que sommes-nous venus voir dans la crèche ?
Dans le silence de la nuit, au côté de Joseph et Marie, nous sommes rejoints par des bergers, puis des mages et même sans doute des villageois curieux. Et dans cette foule chamarrée, nous voyons du courage et de la persévérance. Ils ont traversé la nuit, bravé les déserts et les tyrans, ils ont quitté la chaleur de l’âtre et le confort de l’oreiller pour rejoindre le Christ.

Alors nous comprenons qu’il y a une joie immense à garder courage et persévérance. Nous serons semblables aux bergers et, avec eux, conviés jusqu’à la crèche de Bethléem. Vivons selon le courage des Bergers et l’audace des Mages.


Père Antoine
Conseiller spirituel de l’Alliance


Venons contempler le Salut du monde qui approche sans bruit,
Écoutons ce Cœur de nouveau-né battre de Lui-même.
Vivons à l’heure de la crèche.

Le Sauveur est né : désormais, qu’avons-nous à craindre ?
Allons donc L’adorer, allons Le reconnaître,
Notre Dieu réduit à l’enfance.

Vierge Mère, avec votre cher Fils :
Vite, vite, prenez mon cœur,
Et donnez-le à Jésus, mon Sauveur !

Neuvaine de Noël 2024

Unis les uns aux autres, nous proposons cette neuvaine de Noël, pour nous préparer d’un seul et même cœur à accueillir le Sauveur du monde qui se fait petit enfant à Bethléem.

En suivant Marie, l’Étoile, et Saint Joseph, l’humble serviteur et protecteur de la Sainte Famille, comme eux, nous accueillons « La Lumière du monde », l’Enfant Dieu, l’Amour, l’Emmanuel.
La joie de l’Église est grande mais parfois cachée à ce monde blessé. Puisse notre joie déborder de nos cœurs par la grâce du Saint-Esprit et l’intervention de la Vierge Marie – même sous la croix de nos vies – afin que tous sachent que Dieu sauve son peuple.

Tout à Toi, ô Jésus, par Marie la Rose des roses.

Très Saint et Joyeux Noël,
L’équipe liturgique

« Réjouissez-vous dans le Seigneur, réjouissez-vous, car il est proche ». Ps 116

Chaque jour, nous méditons quelques versets de la Parole de Dieu en union avec les saints que l’Eglise fête et ceux tout particulièrement attachés à l’Alliance des Cœur unis.
Nous déposons nos intentions, puis nous disons une dizaine de chapelet :

En ce jour où l’Eglise fête le bienheureux Sébastiano Maggi, dominicain du 15e siècle, amoureux zélé du Saint Rosaire, du silence et de la pauvreté, nous demandons la grâce de la fidélité dans la prière de louange et d’intercession.

« Seigneur enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route » Ps 24

A l’école de Marie, Vierge et Mère de Jésus Sauveur, nous prions tout spécialement pour nous même et notre conversion.

Soyons d’insatiable chercheur de Dieu en Jésus par l’Esprit Saint. …

« Le Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin de vous enrichir de sa pauvreté » (2 Cor 8, 9)

Nous fêtons saint Josep Manyanet, (1833-1901). Il se dépense sans compter au service de la famille qui déjà vers 1860 est ébranlée par rapport au sacrement de mariage.

Demandons sous le regard de la Sainte Famille et de Saint Josep Manyanet, la grâce de la fidélité, de la douceur entre les parents et les enfants. Nous demandons aussi la grâce pour une éducation dans la vérité et le respect de la Vie.

« En ce jour-là, fleurira la justice, grande paix jusqu’à la fin des temps » Ps 71

Nous prions avec saint Padre Pio, Saint Jean-Marie Vianney ainsi que saint Paul Nguyen, saint Pierre Van Truong, et saint Pierre Vu Van Truat (mort martyr à Hanoï en 1838) pour avoir consacré leur vie à Jésus).

« C’est moi qui ferai paître mon troupeau et c’est moi qui le ferai reposer, oracle du Seigneur. La brebis égarée, je la chercherai, l’égarée, je la ramènerai »

O Mère de Dieu, Mère de l’Eglise, par ta maternité, Dieu a voulu révéler au monde la splendeur de sa gloire. Mère du souverain prêtre, veille sur tous les prêtres que tu as appelé pour qu’à la suite de Jésus, ton fils bien-aimé, et qu’à l’exemple de saint Padre Pio, saint Jean Marie Vianney, ils soient habités de la sainteté de leur vocation sacerdotale.

« Soit le rocher qui m’accueille toujours accessible, tu as résolu de me sauver, ma force, mon roc, c’est toi ! Je n’ai que ta louange à ma bouche, tout le jour ta splendeur » Ps 70

Nous présentons la France avec Saint Anastase et Saint Jean-Paul II, tous deux saints papes, ayant l’esprit de pauvreté, étant tous les deux apôtres de la Miséricorde, et ayant le feu de l’évangélisation.

« France fille ainée de l’Eglise, qu’as-tu fait des promesses de ton baptême, de ton alliance avec la Sagesse éternelle ? » Jean Paul II

« Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu au font du séjour des morts ou sur les sommets là-haut… Voici que la Vierge est enceinte, elle enfantera un fils qu’elle appellera Emmanuel, c’est-à-dire, Dieu avec nous ». Isaïe 7, 10

« Il obtient du Seigneur la bénédiction et de Dieu son Sauveur la justice. Voici le peuple de ceux qui le cherchent ! Voici Jacob qui recherche ta face !» Ps 23 

Nous prions avec les martyrs de tous les temps, particulièrement les saints apôtres et en tout premier lieu avec Marie Notre Dame des sept douleurs. Nous demandons sa puissante intercession ainsi que celle de sainte Jeanne d’Arc. Nous déposons dans leur cœur tous les malades que nous connaissons (les nommer). Nous accueillons avec la confiance de Marie la vie que Dieu lui-même nous donne (Fiat).

« Voici la demeure de Dieu parmi les hommes, Marie Mère admirable, mère de l’Emmanuel » (Marie mère de tous ceux qui souffrent dans leur cœur, dans leur âme et dans leur corps).

« Pousse des cris de joie fille de Sion, éclate en ovations réjouis toi …le Seigneur a levé les sentences » Sophonie, 3,14

Nous prions en l’honneur de la Vierge Marie, pour les âmes du Purgatoire et particulièrement celles de nos familles. Nous bénissons Dieu pour le fiat de celle qui a toujours laissé agir en elle le divin vouloir. Que par sa puissante intercession, nous puissions dire sous son manteau : « qu’il me soit fait selon votre parole ». O Esprit saint, fais de nous des petits intercesseurs pour nos frères en ce jour tout spécialement pour les âmes du purgatoire.

« Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur par la majesté du nom du Seigneur son Dieu. Ils habiteront en sécurité, car désormais il sera grand jusqu’au lointains de la terre et lui-même il sera la Paix » Michée 5,1-4

Nous prions pour la Paix par l’intercession de Marie Reine de la Paix en union avec Saint Louis, saint Henri, sainte Elisabeth de Hongrie, Madame Elisabeth et sainte Radegonde, serviteurs de l’état selon le cœur de Dieu.

Nous prions pour que tous les dirigeants de tous les pays sur tous les continents, comme les rois mages, te reconnaissent o Jésus comme leur maître et Seigneur. Que ta paix vienne Seigneur sur notre terre.

« Le messager de l’Alliance que vous désirez le voici qui vient dit le Seigneur de l’univers. Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? qui pourra rester debout lorsqu’il se montrera ? » Malachie 3,23-24

Nous prions avec Marie Etoile du matin, refuge des pécheurs, pour tous ceux qui ne te connaissent pas et pour un vrai renouveau de la Foi. Nous demandons pour chacun de nous pour tous ceux que nous aimons pour tous ceux que nous n’aimons pas assez, pour ceux que nous avons blessés, pour ceux qui nous ont blessés, pour tous les oubliés dans les prisons et les hôpitaux, pour tous ceux qui souffrent de solitude, nous te prions o Jésus pour que tu leur donnes une grâce de joie et de paix en ces jours de ta venue parmi nous.

« Alléluia, alléluia, viens soleil levant, splendeur de justice, lumière éternelle, illumine ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, alléluia »

« Le Seigneur t’annonce qu’il te fera lui-même une maison. Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur qui naîtra de toi et je rendrai stable sa descendance. Moi, je serai pour lui un père, et lui sera pour moi un fils ». Samuel 7

Nous te louons, nous te chantons avec tous les anges et les saints du ciel, petit enfant de la crèche de Bethléem.  Nous t’en supplions, écoute-nous, bénis-nous, nous nous donnons à toi par le cœur Immaculé de la Vierge Marie.

Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles,
Amen.

Pour endormir Dieu nouveau-né…

Pour endormir Dieu nouveau-né
Sur sa pauvre couchette
Un angelet s’est incliné
Préparant sa musette :
« Enfant divin, » dit l’angelet,
« Puis-je savoir l’air qu’il vous plaît
Ouïr de préférence ? »
Et, dans un sourire charmant,
L’Enfant répondit doucement :
« C’est un Noël de France »

L’angelet, de ce choix divin
N’a pas saisi la cause
Mais l’Amour, il le pense bien,
Est là pour quelque chose.
Alors, suppliant et discret,
Il a demandé le secret
De cette préférence :
« Angelet, n’as-tu pas appris »,
Dit l’Enfant, « que j’ai deux pays,
Le Ciel et puis la France, »

« Oui, Vôtre le pays des lis :
Seigneur, il devait l’être,
La France était un paradis
Quand vous étiez son Maître. »
L’ange se tut… Jésus pleurait,
Et tout ensemble il souriait ;
Etait-ce à l’Espérance ?
Oui, car sa Mère a dit tout bas :
« Ô mon doux Fils, ne pleurez pas,
Je vous garde la France. »

Et l’angelet, près du berceau,
Chanta Noël de France,
Et Jésus le [trouva si beau
Qu’il lui dit : « Recommence ! »
Ses yeux se fermèrent pourtant
Et l’angelet, plus doux chantant,
Redisait sa romance,
Bercé par ce chant qu’il aimait,
L’Enfant-Dieu crut qu’Il s’endormait
Dans les bras de la France.

Et lorsque les Rois d’Orient
Furent là, dès l’aurore
L’Enfant leur dit, en souriant :
« J’attends quelqu’un encore. »
On le vit tressaillir soudain
Il écoutait un chant lointain,
Un beau chant de vaillance.
L’angelet dit : « Qui vient là-bas ? »
Jésus ouvrit Ses petits bras
Et répondit : « La France ! »

Méditation proposée par notre aumonier général le Père Marie-Philippe

Jésus, l’Envoyé du Père, n’a pas choisi une période facile pour vivre au milieu de nous, l’Histoire nous le dit, les mystiques aussi. De même, notre monde a des côtés douloureux et heureux, nos familles aussi bien souvent.

Les Cœurs Unis de Jésus et de Marie nous appellent à vivre dans leur unité. Celle-ci, lors du Mystère de la Croix, se vit dans le mystère de la Compassion envers nous. Ils ont porté le monde dans l’ardeur d’un même Amour et pour répondre à l’Amour du Père envers Eux.

A Bethléem, dans la froidure de la crèche, Jésus sort miraculeusement du sein de Marie comme miraculeusement Il y était entré à l’Annonciation. Les bras de Marie portent Celui Qui porte tout l’Univers. Elle découvre son visage et heureuse, Elle le montre à Saint Joseph. Moment de bonheur partagé entre eux trois avant de le partager avec les bergers puis les Rois mages et le monde. L’épreuve de n’avoir qu’une étable à offrir au Fils de Dieu se relativise plus facilement devant le Mystère de la Vie qui se manifeste en ce petit Enfant.

Alors que les évêques de France encouragent leurs fidèles à prier pour que la vie soit respectée en tout être humain, du début à son terme naturel, Jésus nous a montré qu’Il a voulu vivre toutes ces étapes de notre vie humaine. ‘Le Verbe de Dieu’ n’a pas craint de ‘se faire chair’ afin que nous respections la chair humaine qu’Il a sanctifiée en la revêtant.

La Providence nous a tous liés à des personnes. Par la charité présente ces liens demeureront jusque dans le Ciel, même si au long des années nous avons fini par oublier certains visages. L’Amour de charité donne un poids d’éternité à ces liens. Ces personnes peuvent être plus ou moins nombreuses et les liens plus ou moins intenses. Avec du recul, nous pouvons apprendre à les recevoir du Père. Il nous les a confiées. Grâce à elles, Marie peut nous faire entrer dans son Mystère de Compassion afin de les faire entrer davantage dans la Vie de Jésus.

Saint Luc nous dit que Marie gardait dans son Cœur tout ce que les bergers ont raconté de leur rencontre avec les anges du Ciel.

Que par le Mystère de la Compassion chaque bouton puisse entrer progressivement dans l’unité des Saints Cœurs Unis dont le Mystère de Noël est une première étape. Vous l’aurez compris, c’est par un Amour inconditionnel, qui nous appelle à porter chacun de nos proches, pour les rendre dépendants non de nous mais du Christ, que chacun va apprendre à donner la Vie de Jésus. C’est un mystère d’enfantement. « Qui sont ma mère et mes frères ? » Luc 8, 21.

Joyeux Noël à chacun, à vos familles et à ceux que vous portez dans votre cœur et votre prière.