Noël–natalis–naissance

Chers membres de l’Alliance des Cœurs Unis,

A l’approche de Noël, c’est avec joie que je vous offre cette petite méditation sur Noël pour aider chacun, je l’espère, à entrer dans ce mystère.
Que Marie vous aide à la comprendre si besoin et surtout qu’Elle vous en fasse vivre pour votre PAIX.

fr Marie-Philippe, aumônier de l’Alliance

Noël–natalis–naissance

Noël est une fête de présence ! Le Père nous donne son Fils à contempler !

A Noël, Jésus est rejeté par les hommes, pas de place à l’hôtellerie, et par le pouvoir politique, Hérode cherche à le tuer. A la Croix, il est rejeté par le pouvoir religieux et par le peuple qui, quelques jours auparavant, l’acclamait.

Le Père, le Fils et l’Esprit-Saint, de toute éternité, ont choisi la Vierge Marie comme Paradis sur Terre pour que le Verbe se fasse chair. Dans ce lieu d’amour Il a grandi en Paix. Il s’est senti chez Lui.

Sa naissance l’oblige à rencontrer notre monde tant marqué par le péché. Sa sensibilité est si pure qu’Il ressent tout avec une grande intensité. Ce qui le console, c’est le cœur de sa Mère, son sourire, ses bras, son lait maternel. Il constate la froideur du temps, le rejet des hommes qui le délaissent alors qu’il est dans cette étable. Les hommes n’ont qu’un animal à offrir pour accueillir Jésus. Oui, le péché a tant marqué les hommes que, centrés sur eux, ils ne compatissent plus à une mère sur le point d’accoucher. Que de points de ressemblance avec notre temps. Oui, l’Amour n’est pas aimé (cf. Jésus à Sainte Marguerite-Marie Alacoque, à Paray-Le-Monial).
On parle beaucoup d’amour mais il n’est pas vécu pleinement.

Marie, à Cana, se rappellera peut-être ce moment de Noël. Non seulement il n’y a plus de vin, c’est-à-dire de surabondance dans la bonté fraternelle mais même l’essentiel ne semble pas assez présent. Alors, Marie intercédera auprès de son Fils pour qu’Il nous donne l’Amour divin, Celui de son Cœur, Celui de l’Esprit-Saint.

Ici, à Noël, c’est Jésus qui fait le choix de grandir pour aller jusqu’au bout de sa Mission sur la Terre.
Il quitte le sein maternel de Marie tout en la respectant. Aucune blessure à la virginité de sa Mère. Oui, la naissance de Jésus fut miraculeuse parce que Dieu voulait que Marie soit Vierge, avant, pendant et après la naissance (dogme de la virginité perpétuelle de Marie, élaboré au concile de Constantinople en 553, défini au concile du Latran en 649, et proclamé par le pape Martin 1er).
L’iconographie manifeste cela par les trois étoiles sur Marie, sur les deux épaules et sur le front. Les canons de l’iconographie refusent de représenter la main de Saint Joseph sur Marie, sur son épaule, parce que cela signifierait qu’il n’aurait pas respecté la virginité de son épouse.

Ainsi, Jésus veut s’avancer vers sa Mission et Il choisit de sortir de son Paradis terrestre, qu’est pour Lui le sein immaculé de Marie. Marie l’accueille avec son plus beau sourire. Déjà, Elle conforte son Fils. Elle laisse Saint Joseph découvrir lui aussi le visage de Jésus. Certes, c’est dans la rudesse du froid que Jésus naît, mais l’Amour qui les unit tous les trois est si grand… Première manifestation de l’unité de leurs trois Cœurs (cf. consécration à saint Joseph, de l’Alliance des Cœurs Unis).

Marie et Joseph profitent pleinement de la présence de Jésus auprès d’eux. Cependant, le Père désire qu’après le cercle le plus immédiat, les petits de ce monde soient les premiers à venir adorer Jésus. Petits parce qu’exclus du Temple de Jérusalem, les bergers veillent dans la nuit ! Et les anges font éclater le Gloria dans les cieux pour que les bergers entendent et puissent devenir témoins de ce qu’ils ont vu et entendu (1 Jn 1, 1-2) : la Gloire de Dieu procurée par la naissance de Jésus, le don de la paix. Tout homme est aimé par Dieu. Cette annonce est prophétique. En la recevant des bergers, Marie la garde en son Cœur immaculé.

Le baptême nous a consacrés à Dieu, a fait de nous une terre sainte et un membre du Corps du Christ, de l’Église. Notre mystère est grand. Alors que le péché originel se transmet par la génération et donc par la chair, Dieu marque la chair d’Abraham (circoncision) pour dire qu’Il veut reprendre tout par l’Alliance. Ainsi par l’offrande de Jésus sur la Croix qui obtient notre rachat auprès de Satan, Jésus fait de nous des fils bien-aimés du Père. Comme membres du Corps du Christ depuis notre baptême, nous sommes appelés à vivre de ce qu’Il vit. Ainsi cachons-nous en Marie, apprenons à tout recevoir d’Elle. Quand Jésus était si petit et vulnérable, Il a voulu dépendre totalement d’Elle. Nous avons à prendre le même chemin. Il ne s’agit pas d’essayer de s’en sortir par nous-mêmes mais de grandir en humilité, et bien souvent par les épreuves, pour parvenir à dépendre de plus en plus de Marie comme l’enfant dans le sein maternel. Tout vivre en Elle et tout recevoir d’Elle. Il s’agit ainsi de tout lui remettre sans cesse pour que tout soit remis au Père qui veut tout nous donner par Elle comme Il nous le montre avec Jésus.

Parfois l’avenir nous fait peur pour nous-mêmes, pour notre famille, nos enfants et petits-enfants. Nous voyons les petites entreprises se fragiliser, la vie devenir plus chère, certains ne pourront pas se chauffer cet hiver, la maladie aussi nous fait peur. Si nous regardons trop cela, nous risquons de perdre pied. Alors que Marie avait tout préparé pour la naissance de Jésus à Nazareth, l’édit romain l’oblige, avec Joseph, à partir pour Bethléem. Et là, pas de place ! « Où est Dieu dans tout cela ? » a pu se demander Marie. Joseph aussi a pu se dire cela. Mais peut-être qu’ils ont choisi de l’accueillir de la Paternité de Dieu qui passe par les hommes bons et méchants. Ils ont cherché non pas le pourquoi de cette épreuve pour eux, pour Jésus qui allait naître, mais qu’est-ce que Dieu leur demandait à travers cela afin de coopérer le plus possible, qu’est-ce qu’il y aurait comme cadeau de Dieu à travers cette épreuve ? Être dépouillé, sentir la morsure de la solitude, du froid et découvrir que cela permet une plus grande intimité pour la Sainte Famille et aux bergers de venir adorer le Seigneur.

Dans nos chemins de vie, nous avons aussi à apprendre à changer de regard pour entrer dans celui du Père sur nous et sur chacun. Tout remettre à Marie et au Père, pour tout recevoir du Père, permet de garder la Paix du cœur. Dans les prochains mois, beaucoup de choses ne vont pas dépendre de nous. Dans celles-ci, apprenons à entrer dans la sagesse de Noël : accueillir le réel de notre vie, sans déni, pour tout remettre à Marie et tout Lui demander, et avec Elle regarder le visage de Jésus. Jésus saura renouveler notre bonne volonté pour aller plus loin dans l’Amour (dans la patience, l’accueil, l’écoute, dans le pardon, en reprenant telle personne et en l’accompagnant dans son chemin, en priant et souriant en toutes circonstances…)

Pour apprendre à vivre dans les Saints Cœurs Unis de Jésus et Marie et celui de Saint Joseph !

JOIE

Présentation de Marie au Temple

Le 21 novembre, l’Eglise fête la Présentation de la Vierge Marie au Temple. C’est la réponse d’amour que Marie a voulu donner à l’expérience de l’amour dont elle a été aimée par Dieu. Pour nous qui sommes consacrés aux Cœurs de Jésus et de Marie par notre pacte d’Alliance, il nous est bon de renouveler notre consécration aujourd’hui. Que ce soit à la messe, à l’offertoire ou à l’action de grâce de la messe, ou que ce soit chez soi, remettons-nous bien sous le regard du Père, en présence des deux Saints Cœurs et redisons notre consécration. 

Demandons à Marie qu’Elle porte cet acte dans son Cœur et dans Celui de son Fils pour qu’Ils puissent le remettre au Père afin de Le consoler, comme la donation de Marie a pu le faire. Qu’avec ce renouvellement, puissions-nous dire à Marie qu’Elle dispose notre cœur et notre volonté à ce que le Père pourrait nous demander. Comme Epouse de l’Esprit-Saint, qu’Elle nous obtienne l’Amour de Dieu suffisamment pour répondre à la Volonté divine dans la simplicité de notre quotidien. Demandons à Marie qu’en échange de ce don renouvelé, Elle nous forme et nous dispose à ce que Dieu attend de nous.

Demandons à Marie qu’Elle nous donne quelque chose de sa joie aujourd’hui, même si notre chemin est difficile.

Que dans la divine Volonté, les deux Saints Cœurs de Jésus et Marie vous bénissent.

fr. Marie-Philippe, aumônier de l’Alliance des Cœurs Unis.

Pietro Testa dit le Lucchesino (1611–1650)

« Ce mercredi 16 novembre, La Croix a inséré sur la page du courrier des lecteurs du journal, ainsi que sur son site, le droit de réponse qui lui avait été adressé par l’Alliance.

Très difficile à trouver sur le site du journal, le contenu même du droit de réponse, qui se veut à la fois, équilibré, mesuré, pertinent et démonstratif, peut expliquer cette forme voulue de discrétion dans sa publication.
Tout laisse à penser que la vérité n’est pas toujours si facile que cela à reconnaitre, surtout lorsqu’une enquête journaliste s’est avérée forcément sérieuse… ! »