Sur le chemin avec Marie : Dans le combat spirituel… « Entrez dans l’Espérance ! »

Tout cet été des courants spirituels se sont levés pour encourager la belle dévotion et la consécration aux Deux Saints Cœurs Unis et nous sommes à la joie de vous inviter à converger d’un seul cœur à l’étape finale de la Troménie de Marie.

L’Alliance des Cœurs Unis a participé cet été à la Troménie de Marie et nous avons la joie de vous donner rendez-vous le vendredi 9 septembre  près de Sainte-Anne-d’Auray dès 17H00 pour l’arrivée de Notre Dame de France à Quenneven.

Celle belle pérégrination se termine et, à cette occasion, nous vous proposons en présence de prêtres de l’Alliance le programme suivant chez Monsieur et Madame d’Audiffret, membres de l’Alliance :

  • 17h00 : Début de la conférence de Virginie accompagnée par un prêtre de l’Alliance
  • (Entre 17h00 et 18h00 : Accueil chanté de Notre Dame de France et de ses pèlerins, puis reprise de la conférence)
  • 19h30 : Pique-nique tiré du sac
  • 21h00 : Imposition des scapulaires des Deux Cœurs Unis de Jésus et de Marie
  • 21h30 : Adoration du Saint Sacrement et sacrements de réconciliation
  • 22h00 : Méditation du chapelet
  • 22h30 : Fin

Veuillez prévoir de venir avec votre siège et pique-nique et éventuellement vêtements de pluie. 

Lieu : 

Quenneven
Départementale 17 bis
56400 Sainte Anne d’Auray 
Contact : Clotilde au Tél. 06 71 19 18 20 ou Benoît au 06 74 40 20 19

En grande communion de prière avec chacun d’entre vous et dans la joie de nous retrouver très bientôt et ensemble sur le chemin final de notre Sainte Maman du Ciel !  

En Jésus et Marie, l’équipe organisatrice de l’Alliance des Cœurs Unis 

La clôture officielle de celle belle démarche spirituelle de la Troménie de Marie s’achèvera le dimanche 11 septembre dans la Basilique de Sainte-Anne-d’Auray en présence de Monseigneur Raymond Centène.


Neuvaine à sainte Anne

commençant le mardi 30 août

En action de grâces pour la Troménie de Marie et pour les dons de l’Église, nous vous proposons de dire une neuvaine à sainte Anne avant notre rencontre du 9 septembre en communion avec nos frères roses et boutons du Canada qui vénèrent aussi sainte Anne au sanctuaire de Sainte Anne de Beaupré au Québec.

Prière à dire tous les jours :

Très bonne sainte Anne, nous vous saluons aujourd’hui avec amour et confiance comme on salue une grand-maman. Par grâce vous êtes devenue la mère de Marie, que le Créateur nous a donnée pour devenir la mère du Sauveur et à Sa suite, la Mère de tous ceux qui se rattachent à Lui. O douce sainte Anne, nous vous prions de lui présenter notre action de grâces et nos humbles demandes. Nous bénissons le Seigneur pour le voyage de Marie dans sa Troménie qui est venue bénir les bretons, encourager, soutenir dans les joies et les épreuves vos petits-enfants de Bretagne et du Canada. Que ces grâces se répandent par la puissance de l’Esprit-Saint au-delà de la Bretagne, sur toute la terre de France et le Monde. Bonne sainte Anne, intercédez pour nous. Nous vous aimons avec l’amour dont Jésus et Marie vous ont aimé.

Puis après chaque prière du jour :

3 Ave, 1 Gloria, Très saints Cœurs unis de Jésus et Marie, triomphez et régnez !

1er jour : Soyez béni Seigneur pour le sacrement de l’ordre.

Nous prions aujourd’hui pour l’Église, le saint Père, les évêques et les prêtres de France et du monde. Nous présentons les prêtres que nous connaissons, fils de prédilection de la Vierge Marie qui par leur sacerdoce nous donne les sacrements de l’Église (particulièrement nos aumôniers dans l’Alliance et ceux qui ont des difficultés).

2e jour :  Soyez béni Seigneur pour le sacrement de mariage.

Bonne sainte Anne, nous vous présentons aujourd’hui toutes les familles spécialement celles qui ont des difficultés. (Nommer celles que nous connaissons). Que nos familles soient d’humbles et vraies Églises domestiques d’où jaillira la Civilisation de l’Amour, prophétisé par saint Jean Paul II.

Bonne sainte Anne, qui avec saint Joachim avez su attendre avec patience l’arrivée de Marie au cœur de votre foyer, bénissez les foyers en attente d’enfant, intercédez pour eux dans la Divine Volonté. Bonne sainte Anne, mère de la Mère de toutes les mamans du monde, obtenez-nous par votre prière que la vie soit respectée dans nos institutions, de son commencement à sa fin naturelle.

3e jour : Soyez béni Seigneur pour le sacrement des malades.

Bonne sainte Anne, intercédez auprès des cœurs unis de Jésus et Marie pour tous les malades et les personnes âgées, (nommer ceux que nous connaissons ou ceux qui nous sont confiés). Qu’ils leur accordent la santé du corps et de l’âme. Qu’ils leur envoient l’Esprit-Saint consolateur, l’Esprit de force et de patience dans l’épreuve. Faites de nous des petits brancardiers de tendresse.

4e jour : Soyez béni Seigneur pour le sacrement de la réconciliation.

Bonne sainte Anne vous qui avez contemplé en Marie le mystère de l’humanité totalement renouvelé dans sa pureté originelle, intercédez pour nous auprès des Cœurs unis pour que nous ayons toujours confiance dans la Miséricorde infinie de Dieu et que nous ayons à cœur de ne plus les offenser et de faire pénitence. Nous vous prions pour nous-mêmes et pour ceux qui ne savent pas prier, et les désespérés.

5e jour : Soyez béni Seigneur pour le sacrement du baptême.

Bonne sainte Anne, intercédez pour nous afin que comme vous nous soyons dociles à l’Esprit-Saint qui vit en nous depuis notre baptême. Obtenez-nous par les CœursUnis la grâce de la fidélité dans la prière, la joie de se savoir vos petits-enfants. Vous qui êtes la grand-mère de Jésus Sauveur, obtenez-nous la confiance des tout-petits sur les genoux de leur grand-mère. Nous vous confions ceux qui ne sont pas aimés ou sont exploités ou abusés. Obtenez-nous la grâce d’une plus grande charité.

6e jour : Soyez béni Seigneur pour le sacrement de confirmation.

Bonne sainte Anne, intercédez pour nous auprès des CœursUnis de Jésus et Marie afin que nos âmes s’ouvrent aux dons de l’Esprit-Saint. Suppliez pour nous Marie Reine, l’épouse parfaite de l’Esprit-Saint. Priez avec nous pour la venue d’une nouvelle Pentecôte d’Amour. Bonne sainte Anne, qu’avec vous, nous n’ayons pas peur de demander et recevoir les charismes et les dons choisis par Dieu pour nous, afin de le servir et de mieux l’aimer chaque jour dans l’Église et auprès de nos frères.

7e jour : Soyez béni Seigneur pour le sacrement de l’Eucharistie.

 Bonne sainte Anne, intercédez pour nous auprès des Cœurs Unis de Jésus et Marie pour que nous demeurions toujours des adorateurs en Esprit et en Vérité. Que nous aimions toujours Jésus caché dans l’Humble Hostie. Dites-lui combien nous désirons d’un grand désir l’aimer avec son Amour, Lui qui sait aimer. O Marie qui êtes le saint réceptacle de l’Amour de Jésus, apprenez-nous à L’aimer.

8e jour : O bonne sainte Anne, vous êtes la belle-mère du bon et glorieux saint Joseph, intercédez pour nous auprès de lui. Saint Joseph a veillé avec tant d’abnégation de courage et d’humilité sur Jésus et Marie, qu’il bénisse tout spécialement les pères de famille dans leur travail afin qu’ils soient à son école des hommes pieux, responsables, exerçant l’autorité avec la même douceur que lui. Que le bon saint joseph intercède pour tous ceux qui recherchent un travail. Que les trois saints Cœurs Unis de Jésus, Marie et Joseph soient notre refuge.

9e jour : Bonne sainte Anne qui nous accueillez chez vous à Auray, nous vous confions notre rassemblement du 9 septembre, qu’avec saint Joseph, vous preniez soin de nos besoins matériels et spirituels pour que les âmes reçoivent ans la paix le message que le Seigneur veut donner à travers la mission de l’Alliance des Cœurs unis. Chère grand-maman, bénissez les bretons, et les Canadiens que vous avez choisis pour le service de Dieu et pour plus grande gloire dans le temps et l’Éternité.

Récollection annuelle, jeudi 9, vendredi 10 et samedi 11 juin 2022 à Bayonne

Les inscriptions à la récollection sont ouvertes jusqu’au 27 mai et sont obligatoires car le nombre de places est limité.

Les inscriptions seront closes le samedi 4 juin à minuit.

Détail du programme au format PDF téléchargeable :

Cliquer sur le programme détaillé pour le télécharger.

Les programmes de chaque journée pourront être affinés dans les jours à venir.

Enseignement michaélique du mois de novembre

Fils et filles bien aimés,
Chers Miquelots,

Lors de la célébration liturgique de la Toussaint, nous avons été invités à nous réjouir du sort bienheureux de la cohorte des saints qui se délectant de la vision béatifique en compagnie de la Vierge Marie et de la cours angélique constituent la Jérusalem céleste et l’Eglise triomphante.

Le lendemain, nous étions invités à nous unir au moins à l’une des trois messes célébrées par les prêtres afin d’intercéder pour les fidèles défunts.

Quelle joie de les savoir sauvés! Mais quelle compassion nous saisit de les savoir aussi comme étant immergés dans le temps de la souffrance et de la purification. Le Catéchisme de l’Eglise catholique (§1030) nous enseigne: « Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du Ciel ».

Après la mort, séparation inéluctable de l’âme et du corps, chaque personne sera jugée par l’Amour et sur l’amour de chacun de ses actes. L’iconographie chrétienne évoque souvent la pesée de l’âme effectuée par saint Michel. A qui d’autre pourrait incomber une telle tâche si ce n’est à celui qui combattit l’orgueil de Lucifer dont l’acte belliqueux se résuma par ce cri à l’origine de son nom : »Quis est Deus? ». Saint Michel Archange ne se contente pas d’assister sur le lit de mort ceux qui l’invoquent contre le démon. Lorsque l’heure dernière a sonné, lorsque l’âme a brisé les liens qui l’unissent au corps, l’Archange l’accompagne jusqu’au tribunal du Christ. Il fait plus encore : il procède au pesage de ses œuvres. C’est une fonction que la tradition lui attribue comme l’atteste l’ornementation des anciennes églises. Assez souvent saint Michel est représenté avec une balance à la main, jugeant le mérite des âmes. Dans l’Ancien Testament, au livre de Daniel avec l’épisode de Balthazar et de la main qui écrit sur la muraille, nous avons une allusion à cette balance car le deuxième mot mystérieux « Thecel » est interprété par Daniel de la manière suivante : « vous avez été pesé dans la balance et on vous a trouvé trop léger ». Selon les commentateurs, cette main est l’action d’un Ange que l’on peut penser être saint Michel. Cette balance entre les mains de saint Michel symbolise aussi le combat glorieux qu’il a mené, à l’origine du monde, contre Satan avec son cri « Qui est comme Dieu ». D’un côté il a mis la majesté de Dieu et sur l’autre plateau soi-même et toutes les créatures, pour montrer que toutes les créatures, prises ensemble, ne pèsent rien par rapport à Dieu : elle ne pèse pas un grain de poussière.
Avocat de la transcendance divine, Michel est le gardien de l’entrée au Paradis. Il est aussi celui, qui par mandat divin, peut délivrer l’âme souffrante du purgatoire.

Le purgatoire est la situation d’attente souffrante d’une âme qui après avoir comme à la dérobée contemplé le Christ et la magnificence du Ciel fût-ce de manière très voilée s’en trouva confondue eu égard à sa profonde indignité de demeurer dans un lieu si noble. Aussi, l’âme se jette-elle en purgatoire pour expier et purifier ce qu’il y aurait d’impur et imparfait en elle. Sa purification est d’autant plus douloureuse que cette âme ne peut d’aucune manière gagner le moindre mérite pour elle-même. Elle est enflammée d’un puissant désir de rencontrer la face de Dieu dont le visage aimable s’est retiré après la sentence du jugement particulier. Sa souffrance est celle d’un feu purificateur allumé par le terrible sentiment de nostalgie de l’être divin aimé mais présentement introuvable. Ce feu spirituel ôte les imperfections de l’âme telle la flamme d’un chalumeau éliminant les scories sur un morceau de métal. Plongées dans l’épaisseur de la nuit et la désolation la plus profonde, ces âmes sont ce faisant aimées par la Sainte Trinité.

Face à tel drame, l’âme souffrante a besoin d’aide spirituelle et de réconfort. Saint Michel et ses anges se préoccupent de ses âmes plongées au milieu de tant de brasiers. Avec la permission divine les anges interviennent pour apporter quelques encouragements, soulager ou pour faire avancer l’âme souffrante sur son chemin de purification. Parfois, le Dieu de Miséricorde envoie saint Michel afin de délivrer définitivement une âme et l’introduire dans la céleste félicité.

Saint Pie V compara le Prince de la milice angélique à un plénipotentiaire appliquant et interprétant les volontés divines, graciant parfois les coupables qui ont imploré sur terre sa protection et abrégeant la détention de certaines âmes souffrantes. A l’égard des êtres plongés en purgatoire, saint Michel est le médiateur entre le Souverain et ses humains sujets. La Tradition voit en saint Michel l’ange du purgatoire. Pour saint Anselme, ce dernier est tout puissant au purgatoire soulageant les âmes que la justice de Dieu châtie pour avoir fait fie en partie de sa si aimable miséricorde durant le pèlerinage terrestre. Pour Bellarmin, jésuite du XVIème, le ministère michaélique a le pouvoir de délivrer les suppliciés. Pour Alphonse de Ligori, saint Michel, plein de compassion, soulage les peines. Saint Bernard disait que celui qui a honoré saint Michel ne demeurera pas longtemps au purgatoire. Voilà comment l’Eglise triomphante est au secours de l’Eglise souffrante.

Mais la communion des saints ne serait pas plénière sans le mouvement spirituel de l’Eglise militante. Nous sommes invités, particulièrement durant le mois de novembre à aider les âmes des fidèles défunts encore en chemin vers la maison de Dieu le Père. C’est un devoir de charité! Ô combien ses âmes souffrantes nous seront redevables! Elles pourront aussi nous obtenir des grâces durant notre pèlerinage terrestre. Rien n’est plus précieux que l’offrande du saint sacrifice de la Messe. L’efficacité sacramentelle de la mort et de la résurrection du Christ actualisées dans la divine liturgie s’applique depuis toujours aux personnes décédées. La Messe leurs est cadeau d’une valeur inestimable! N’hésitons pas non plus à prier le rosaire, à offrir pour elles nos difficultés et contrariétés, nos croix et nos épreuves, nos actes de conversion et nos renoncements.

Enfin, n’oublions pas d’invoquer très fidèlement l’aide de l’Archange. Car, c’est encore à saint Michel qu’est dévolue la fonction d’introduire les âmes dans le ciel, comme en témoigne l’office liturgique de ce saint : « Michel, mon Archange, je t’ai établi prince sur toutes les âmes qui doivent être accueillies dans mon Royaume ». Et encore :  » Michel vient avec la multitude des anges, pour conduire dans le paradis où l’on tressaille d’allégresse, les âmes des saints que Dieu lui a confiées ».
Sur une dalle mortuaire de l’année 408, on peut lire le texte suivante : « … accorde lui d’être conduite par le saint Archange Michel, chargé de mener les âmes à la lumière, dans le sein des patriarches Abraham, Isaac et Jacob… ».

Afin de prier avec saint Michel pour les âmes du purgatoire durant ce mois de novembre, je vous propose de réciter, particulièrement dans les cimetières la litanie suivante :

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Marie, reine des anges, priez pour nous.
Saint Michel, rempli de la sagesse de Dieu, priez pour nous.
Saint Michel, parfait adorateur du verbe divin, priez pour nous.
Saint Michel, couronné d’honneur et de gloire, priez pour nous.
Saint Michel, très puissant prince des armées du Seigneur, priez pour nous.
Saint Michel, porte-étendard de la très sainte trinité, priez pour nous.
Saint Michel, guide et consolateur du peuple d’Israël, priez pour nous.
Saint Michel, splendeur et forteresse de l’Eglise militante, priez pour nous.
Saint Michel, lumière des anges, priez pour nous.
Saint Michel, rempart des orthodoxes, priez pour nous.
Saint Michel, force de ceux qui combattent sous l’étendard de la croix, priez pour nous.
Saint Michel, lumière et confiance des âmes au dernier terme de la vie, priez pour nous.
Saint Michel, secours très assuré, priez pour nous.
Saint Michel, notre aide dans toutes nos adversités, priez pour nous.
Saint Michel, héraut de la sentence éternelle, priez pour nous.
Saint Michel, consolateur des âmes retenues dans les flammes du purgatoire, priez pour nous.
Saint Michel, que le Seigneur a chargé de recevoir les âmes après la mort, priez pour nous.
Saint Michel, notre prince, priez pour nous.
Saint Michel, notre avocat, priez pour nous.
Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur,
Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur,
Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur,
Jésus-Christ, écoutez nous,
Jésus-Christ, exaucez nous.

Priez pour nous, ô glorieux saint Michel, prince de l’Eglise de Jésus-Christ afin que nous puissions être dignes de ses promesses.

PRIONS : Grand saint Michel, vous que Dieu a chargé d’introduire au ciel les âmes des élus, je vous prie pour tous ceux que j’ai aimés et qui ne sont plus. Daignez les visiter, les assister et les secourir au milieu des flammes où ils brûlent, dans l’obscure prison où ils pleurent. Faites que Dieu les admette au plus tôt dans le lieu du rafraîchissement, de la lumière et de la paix. Et quand viendra pour mon âme l’heure de descendre en ce sombre séjour, je vous en conjure, intercédez pour elle et venez la secourir.
Ainsi soit-il.

Invoquant sur tous la précieuse assistance du Prince de la milice céleste, je vous bénis en Jésus et Marie.

Prêtre et aumônier de la confrérie michaélique de l’Alliance des Cœurs unis

La puissance du Kérygme

Éditorial de Mgr Marc Aillet paru dans la revue diocésaine « Notre Église » du mois de mai 2021

Le Temps pascal nous donne l’occasion d’approfondir le Mystère pascal de Jésus. Malgré les restrictions sanitaires en vigueur, nous avons pu célébrer dignement le Triduum pascal. Beaucoup auront anticipé la Vigile en fin d’après-midi du samedi, d’autres auront fait la belle expérience d’une Vigile à l’aube du matin de Pâques. Tous, nous avons annoncé et célébré le cœur de notre foi : le Seigneur est ressuscité, Alléluia, il est vraiment ressuscité, Alléluia !

Durant tous les jours de l’octave de Pâques, nous avons chanté : « Voici ce jour que fit le Seigneur, jour de fête et de joie ». La liturgie insiste sur « ce jour », pour nous rejoindre précisément dans l’aujourd’hui de notre existence. Sans doute, nous pourrions penser que c’est chaque année la même chose, sauf pour les catéchumènes, initiés précisément en la Vigile pascale et émerveillés de leur découverte. Et pourtant, chaque année, l’annonce pascale est appelée à résonner d’une manière toujours nouvelle dans notre vie. La grande question que nous pouvons nous poser tout au long de la cinquantaine pascale reste celle-ci : la proclamation par l’Eglise, dans sa liturgie, du Kérygme, c’est-à-dire de la mort et de la résurrection du Christ, nous a-t-elle transpercé le cœur et mis en mouvement pour nous convertir ? Lorsque le jour de la Pentecôte, Pierre annonçait le Kérygme – « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous avez crucifié » (Ac 2, 23-24. 36) –, il est écrit : « Les auditeurs furent touchés au cœur ; ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : ‘’Frères, que devons-nous faire ?’’ Pierre leur répondit : ‘’Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit’’ » (Ac 2, 37).

Ce qui est vrai pour les baptisés de Pâques, l’est aussi pour nous qui avons été invités à rénover les promesses de notre baptême et à en célébrer toute l’actualité pour aujourd’hui. Il est fondamental de faire toujours plus l’expérience du Kérygme, de sa force de transformation existentielle, pour pouvoir à notre tour accomplir le mandat missionnaire que Jésus nous a confié : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Evangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé. Celui qui ne croira pas – entendez : refusera de croire – sera condamné » (Mc 16, 15-16). En effet, comme l’affirme l’apôtre Paul : « Puisque le monde, par le moyen de la sagesse, n’a pas reconnu Dieu dans la sagesse de Dieu, c’est par la folie du message – entendez : le Kérygme – qu’il a plu à Dieu de sauver les croyants » (1 Co 1, 21).

La proclamation du Christ crucifié et ressuscité a le pouvoir de toucher les cœurs, même les plus endurcis, pourvu qu’ils soient disposés à écouter ! Et pourvu que la proclamation du message soit accompagnée de signes qui ne trompent pas et qui disposent les hommes à ouvrir leur cœur au don de la foi. Jésus a accompagné sa prédication de signes : ce furent les miracles sans doute, mais ce fut plus encore le témoignage suprême de son amour, lorsqu’il donnait sa vie pour ses ennemis : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34). C’est même ce qui arracha au centurion romain sa si belle profession de foi : « Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, déclara : ‘’Vraiment, cet homme était Fils de Dieu’’ » (Mc 15, 39).

Pour être crédible et pour toucher les cœurs, notre proclamation, comme pour les disciples de la première heure, doit passer par notre charité fraternelle, jusque dans l’amour des ennemis – les plus difficiles à aimer sont nos amis, quand ils se comportent comme nos ennemis – : « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jn 13, 34-35). Elle passe aussi par notre unité, par le témoignage de notre communion, où les Apôtres et leurs successeurs ont un rôle si particulier. Lorsque les Actes des Apôtres décrivent la première communauté chrétienne, ils insistent non seulement sur la charité entre les membres, mais aussi sur leur assiduité à l’enseignement des apôtres (Ac 2, 42) et à leur obéissance à leurs actes de gouvernement : « ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des apôtres » (Ac 4, 35).

Le Kérygme a en lui-même le pouvoir de convertir les cœurs, pourvu qu’il soit proclamé par des témoins qui ont été « envoyés », et nous sommes tous des envoyés en vertu de notre baptême et de notre confirmation. Mais il sera plus fructueux, si nous manifestons que sommes ressuscités avec le Christ par le témoignage de notre unité et de l’amour de nos ennemis.

Nos meilleurs vœux en cette belle fête de la Nativité :

Il nous est conseillé de relire ce texte de façon personnelle afin que chacun d’entre nous, puisse s’y nourrir et y trouver la Paix et la Joie :

Toute la Couronne des Roses, ainsi que l’équipe organisatrice et notre Aumônier vous souhaitent un Joyeux et Saint Noël ainsi qu’une excellente Année à vivre dans la tendresse et sous la protection des deux Saints Cœurs Unis de Jésus et de Marie.

Laissons la parole à la Très Sainte Vierge Marie par ce texte du 8 décembre 2020 qui nous semble être la plus belle Carte de Vœux de cette Nativité !

« … Autour des braises de l’Amour divin, vos cœurs amoureux découvriront émerveillés, les splendeurs de votre Dieu donné, l’Enfant Dieu, couché dans une crèche. Saint Joseph veillera particulièrement sur cette vie monastique et familiale, en chacune de vos « domus ». Moi-même, votre Maman, je prendrai soin de chacun et veillerai personnellement sur l’accueil des ouvriers de la dernière heure. Maintenant mes enfants, préparez vos cœurs à l’émerveillement de la Sainte Nativité de notre Sauveur. Redevenez des petits enfants au cœur pur…

Jésus notre Sauveur vous a tant cherchés à Gethsémani, suppliant les veilleurs à l’heure de la tentation et de la souffrance et désormais, préparez vos âmes à l’émerveillement qui fut offert aux bergers… Vos « domus » recevront la bénédiction angélique et l’immense liesse céleste qui vous seront offertes… ».

Nous nous portons les uns les autres afin que, comme dit Jésus, nous soyons UN comme le PÈRE et LUI sont UN.

Les groupes de prières pourront se nourrir plus particulièrement par une organisation veillant à entretenir la prière partagée et l’amitié spirituelle.

JOIE !

L’équipe organisatrice, Virginie et notre Aumônier

Quelle joie au Ciel et sur la terre lorsqu’un évêque consacre son diocèse aux Deux Saints Cœurs Unis de Jésus et de Marie

Homélie de Mgr Beau lors de la Messe finale du pèlerinage de M de Marie à Pellevoisin

Les cœurs de nombreux membres de l’Alliance présents au sanctuaire de Notre Dame de Miséricorde Pellevoisin les samedi 12 et dimanche 13 septembre se sont réjouis lors de la célébration de la fin du pèlerinage du « M de Marie ».


En effet, Mgr Beau, évêque de Bourges, diocèse situé en Berry au cœur de la France, y couronna la Sainte Vierge puis consacra solennellement son diocèse aux Deux Saints Cœurs Unis de Jésus et de Marie en présence de l’anneau de Jeanne d’Arc.
Merci à cet évêque courageux.


HOMÉLIE DE MGR BEAU
Messe de clôture du « M de Marie »
Pellevoisin – 13 septembre 2020

Mgr Beau : Frères et sœurs, au long de ce grand « M » qui a traversé la France, alors même que nous traversions Lourdes, Pontmain, La Salette, Pellevoisin, la rue du Bac, nous nous sommes posé une question : comment se fait-il que la Vierge Marie soit apparue si souvent au XIXe siècle ? Comment se fait-il qu’elle soit devenue si bavarde, elle qui est plutôt silencieuse dans l’Évangile et qui nous donne comme ultime parole dans l’Évangile la seule parole qu’il convient de dire à Dieu notre Père : le « oui ». Cependant, si elle a cru bon – elle a eu raison – d’apparaître si souvent au XIXe siècle, c’est parce que ce fut une période où l’homme est fasciné par sa toute-puissance : toute-puissance industrielle. Et dans cette toute-puissance de l’homme, voilà qu’il oubliait le sens de sa vie, qu’il oubliait l’ouverture à Dieu. Pris par la toute-puissance du renouveau industriel, l’homme s’était laissé enfermer sur lui-même.

Aujourd’hui, le « M de Marie » a été suivi par des foules, des foules anonymes, des foules qui, parfois le matin même, ne savaient pas qu’elles allaient suivre la Vierge Marie. Le pas du cheval et le pas de l’homme ont donné à tant d’hommes et de femmes de retrouver le chemin de leur cœur, le chemin de la foi, le chemin de l’amour ou de l’espérance.

Ce grand « M » de la Vierge Marie, qui nous a conduits à relire les apparitions du XIXe siècle, se situe, aujourd’hui, à une époque où l’orgueil de la toute-puissance biologique, de la toute-puissance scientifique, fait de l’homme l’objet de cette toute-puissance jusqu’à l’asservir ou, parfois, jusqu’à lui refuser la vie, pour des questions psychosociales à l’heure même de sa naissance. Non, le désir parental ne peut pas décider d’une existence. Une existence humaine est un don que les parents sont amenés à recevoir pour lui-même, et non pour eux. La Vierge Marie, en apparaissant au XIXe siècle pour ouvrir le cœur de l’homme au-delà de la toute-puissance industrielle, nous rappelle aujourd’hui, par ces apparitions, que l’homme doit ouvrir son cœur au sens de l’existence qui est en Dieu, pour ouvrir la toute-puissance scientifique ou biologique à une autre puissance, celle de l’amour humble et pauvre qui vient irriguer le cœur de l’homme pour lui apprendre le pardon, la paix, l’amour et la joie.

Sur ce chemin, il a fallu le « oui » de la Mère de Dieu. Savait-elle, au moment où elle disait oui, à quoi elle disait oui ? Eh bien oui. Elle le savait, parce qu’elle avait lu le livre du Premier Testament, elle avait lu les Prophètes, elle avait lu le Pentateuque, elle l’avait médité, et elle savait qu’en disant oui à l’ange Gabriel, elle disait oui au salut pour l’humanité. Son cœur était déjà tout tourné vers le cœur de Dieu qui a tant aimé les hommes que, uni à tous les hommes, il voulait leur donner le salut et la vie. Le « oui » de Marie est un acte libre, un acte libre parce qu’un acte d’amour. La générosité du don rend l’homme libre. Ce que l’homme retient comme un dû pour lui-même le rend esclave de lui-même. Le oui de Marie à la volonté du Père est le « oui » amoureux d’une liberté qui se donne et qui sait que c’est dans le don qu’une liberté peut grandir et advenir, et que c’est dans le dû que, justement, la liberté se perd dans le marasme et l’esclavage de nos propres désirs qui viennent semer la division entre les hommes, lorsque le désir de l’homme autocentré vient lui faire refuser la bonté et le don aux pauvres qui réclament amour et miséricorde.

Seigneur Jésus, avec la Vierge Marie, nous avons traversé la France. Avec la Vierge Marie, nous avons rendu grâce pour ta présence sur la route. Nous avons rencontré des cœurs aimant ta Mère et notre Mère, la Vierge Marie. Au pas du cheval, au pas de l’homme, nous avons écouté la Vierge Marie. Elle a intercédé auprès de Vous, Seigneur Jésus, pour la France, pour la création et pour le monde. Elle a intercédé pour un monde de fraternité. Elle nous a dit sa souffrance devant l’humanité prisonnière de sa toute-puissance, enfermée sur elle-même. Pour nous ouvrir au dessein bienveillant de Dieu le Père, elle nous a montré son cœur – l’apparition du 19 février, ici, à Estelle Faguette –, son cœur uni à celui de son Fils Jésus, un cœur humain, un cœur tout divinisé par le don de Dieu, un cœur divin dont l’amour vient nous sauver. Elle nous a dévoilé ce cœur qui a tant aimé le monde. Ici, la Vierge Marie donne à Estelle Faguette – cette femme pauvre, servante qu’elle vient de guérir miraculeusement – la mission de faire connaître ce cœur qui a tant aimé le monde. Dieu a tant aimé le monde qu’il nous a donné son Fils unique. Aller jusqu’au cœur du Christ, se laisser conduire par le cœur de la Vierge Marie, c’est aller jusqu’au fond de nous-mêmes, jusqu’à l’intimité de notre être : Dieu est plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes, et son cœur au fond de nous apprend à notre cœur ce que c’est qu’aimer, se donner, ce que c’est qu’aimer dans un acte libre qui transforme le monde, mais dont la loi de l’amour est celle du don total, du don infini, du don de miséricorde.

Au-dessus de cette croix se trouve la couronne d’épines. La croix est le trône où notre Roi, Dieu à jamais, est uni à l’humanité. Voici notre Roi : il est sur le trône de la croix, et son cœur est éternellement ouvert. Nul n’a pu transpercer le cœur du Christ, car il était déjà ouvert. Et de ce côté ouvert coulent sans cesse l’eau du baptême, pour que nous soyons irrigués de la vie divine, et le sang de l’Eucharistie, pour que nous devenions celui qui nous aime : le Christ notre Sauveur. Et la Vierge Marie nous porte en son sein, pour que nous nous laissions enfanter, que nous nous laissions mouler (comme dit saint Louis-Marie Grignion de Montfort) dans la Vierge Marie, pour devenir ce que nous sommes. Et si nous devenons ce que nous sommes, alors nous mettrons le feu au monde, nous dit sainte Catherine de Sienne. Devenir ce que nous sommes dans un acte d’abandon, cet acte d’abandon qu’Estelle Faguette a appris peu à peu à faire, jusqu’à en être guérie, l’acte d’abandon de notre Roi : « Père, entre tes mains, je remets mon esprit. »

La royauté du Christ est dans cette confiance libre et amoureuse au Père, cette confiance que la Vierge Marie a enseignée à Estelle avant sa guérison, afin de la préparer. S’en remettre à l’amour du Père, croire que, pour avancer, il faut être désarmé : désarmé de nos murs et avant-murs, pour se laisser envahir par un amour qui est toute-puissance, qui renverse les puissances de ce monde. Ce monde se laisse enorgueillir par la puissance : puissance des armes, puissance de la technique, puissance aussi, parfois, du mensonge. Et voilà que le Christ – Chemin, Vérité et Vie – vient nous apporter la vie, parce qu’il nous apporte la vérité de notre être. La vérité de notre être, c’est que nous sommes enfants de Dieu : tout homme, toute femme, tout enfant, est enfant de Dieu et porte en lui cette dignité qui ne vient pas d’être homme, mais qui vient de ce que l’homme porte plus grand que lui : Dieu lui-même. Cette dignité ne peut jamais être détruite. Nulle puissance humaine ne pourra détruire la dignité de l’homme, parce que cette dignité ne vient pas de l’homme : elle vient de Dieu qui habite en l’homme et qui a répandu dans son cœur le don de l’Esprit Saint. Il ne suffit pas de parler de dignité pour que la dignité de l’homme soit respectée. Il faut encore porter en son sein cette dimension d’un homme qui porte en lui plus grand que lui-même. Ce qu’il porte plus grand que lui-même, c’est ce pardon, ce pardon infini.

Le Fils, les fils et frères de Jésus ne sont pas là pour entrer dans un combat de puissance, entrer dans un combat de polémique. Ils sont là simplement pour offrir la guérison d’un amour infini qui va jusqu’au pardon, et qui vient au cœur même de nos blessures leur apporter la cicatrisation et qui donne à chacun d’entre nous, dans nos cicatrices, de devenir, au cœur même de ces blessures, la porte par laquelle l’amour entre et l’amour se donne. Le Christ nous a donné cet amour infini qui pardonne sur le trône de sa royauté, la croix : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » La royauté est dans l’infini de l’amour : aimer et toujours aimer et encore aimer. L’objet du discernement de l’homme n’est pas dans la rationalité, enfermée sur elle-même ; l’objet du discernement de l’homme est l’amour même de Dieu qui se donne et qui devient le cœur même de ce qui habite notre raison, pour être raisonnable, d’une raison plus grande que notre raison enfermée sur elle-même : la raison même de l’amour de Dieu. Le cœur du Christ est ouvert. L’eau du baptême et de la renaissance humaine ne cesse d’être répandue sur le monde. Le sang du Christ ne cesse de transformer l’humanité, en lui donnant déjà sur cette terre d’avoir part à la royauté de Dieu. Cette royauté est déposée sur une femme : la Vierge Marie, la Vierge Reine, la Vierge couronnée. Cette Vierge couronnée est cette Vierge Reine. Elle l’est, parce qu’elle est la première de toute l’humanité à avoir suivi le premier-né d’entre les morts, corps, esprit et âme, dans la totalité de sa personnalité et de son humanité. Elle est la première à avoir suivi le premier-né d’entre les morts et à avoir accédé à la communion du Père pour l’éternité dans la gloire de l’unité du corps, de l’esprit et de l’âme. Ainsi, nous sommes, par elle, guidés. Le chemin est ouvert pour que, nous aussi, nous comprenions que notre vie est en Dieu, que notre avenir est en Dieu, que nous sommes faits pour Dieu et que notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en lui.

Au-delà de l’Assomption que nous avons fêtée avec le « M de Marie » d’une façon, j’oserais dire, majestueuse dans la ville de Paris en traversant de la rue du Bac à Montmartre, nous voici maintenant au cœur de la France, au centre de la France, à Pellevoisin, ce cœur de la France où le cœur de la Vierge Marie est uni au cœur du Fils. Le couronnement de la Vierge Marie manifeste que l’homme ouvert à la grâce participe à cette royauté du Christ. Nous sommes appelés à participer à cette royauté du Christ à laquelle la Vierge Marie participe pleinement comme Reine, comme Vierge Reine, parce que Marie Reine est celle qui porte, justement, la figure du destin de l’humanité. Le destin de l’humanité, le destin personnel, n’est pas un fatalisme auquel nous serions soumis et auquel la prière nous ferait consentir. Le dessein bienveillant de Dieu, la destinée de chacune et de chacun d’entre nous, c’est l’acte libre d’amour où nous pourrons, en courant vers le Père, découvrir les bras du Père ouverts et, en lui, vers lui, par lui, ouvrir les bras, nous laisser enlacer par lui, en lui disant : « Je suis un pauvre pécheur, mais je t’aime et je veux vivre de cette royauté de l’amour toute ma vie, sur cette terre, pour en vivre au ciel. » Marie Reine est justement la première de toute l’humanité à nous signifier cette royauté à laquelle nous avons part et à laquelle nous sommes appelés : la royauté de la pauvreté, de la simplicité et de l’humilité de l’amour, mais cette toute-puissance d’un oui à dire à Dieu.

En couronnant la Vierge Marie de Pellevoisin, c’est finalement chacune et chacun d’entre nous qui est appelé à porter la couronne de la royauté, couronne d’épines et couronne majestueuse couverte de diamants, de jaspes et de rubis, comme nous dit l’Apocalypse 21. C’est ce chemin-là où la royauté de Dieu se dit dans la pauvreté d’une femme, la Vierge Marie, première de toutes les femmes, première de tous les hommes à être couronnée de cette couronne d’amour que nous recevons et que nous avons à porter au monde comme une bonne nouvelle et comme une espérance.

Aujourd’hui, maintenant, il convient que nous puissions couronner la Vierge Marie et, en célébrant la Vierge Marie Reine, découvrir ainsi cette participation au royaume de Dieu, comme nous dit le Christ : « Cherchez d’abord son Royaume et sa justice ». Pour cela, accueillons la Vierge Marie Reine, pour contempler et aimer le Christ Roi.

À chacun des membres de la couronne de prière, portant avec joie le Scapulaire des deux Saints Cœurs Unis de Jésus et de Marie.

Communiqué de l’Alliance des Cœurs Unis :

Depuis déjà des années, sur la demande du Ciel, nous prions pour que la Consécration aux deux Saints Cœurs Unis s’étende sur la France (et même au-delà des frontières), pour le relèvement spirituel de la Fille Aînée répondant à l’appel de notre saint-Père Jean-Paul II, il y a 40 ans, nous demandant ce que nous avions fait de notre baptême et si nous étions fidèles à l’Alliance avec la Sagesse Éternelle.

Depuis la fête de la Miséricorde cette année, le 19 avril 2020, grâce à toutes les prières qui se sont élevées, certains Évêques courageux ont pris l’initiative de consacrer leur Diocèse et même, à titre personnel la France, aux deux Saints Cœurs Unis de Jésus et de Marie dans l’immense espérance de recevoir la Miséricorde Divine et la protection du Ciel.

Le 8 juin 2014 Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar & Oloron, consacra son diocèse aux Saints Cœurs de Jésus et de Marie.

Nous ne manquerons pas de remercier vivement l’Évêque qui accompagne notre association, Mgr Marc Aillet qui, depuis bien des années, a fait confiance à cette cause spirituelle et nous a apporté son soutien.

Cette grâce incroyable ce jour-là fut accordée et nous abordons maintenant la deuxième étape de cette Œuvre divine, en la journée du 15 août, commémorant le vœu de Louis XIII, par la Consécration de la France au Cœur immaculé de Marie, Reine de France.

Cette deuxième étape spirituelle du 15 août prochain sera la Consécration de Paris aux deux Saints Cœurs Unis de Jésus et de Marie. Notre Sainte Mère, par la Vierge pèlerine qui rassemble les enfants, le peuple de Dieu, a su conduire les consécrations de plusieurs milliers de personnes à leurs deux Saints Cœurs Unis.

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Accomplissement de la consécration du diocèse de Paris aux deux saints Cœurs Unis de Jésus et de Marie par Mgr Aupetit en la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre le 15 août 2020 ; en la solennité de l’Assomption de Marie qui est également le centenaire de la canonisation de Sainte Jeanne d’Arc dont la présence est assurée par son anneau mais aussi  le centenaire de la consécration de la la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

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Bien évidemment, Marie ne garde rien pour Elle, Elle remet chacun des enfants du Père, au Cœur de Dieu, donc : « à Jésus par Marie ! ».

Marie qui a sillonné les routes de France en signant majestueusement l’initiale de son Saint Nom sur la carte de notre pays, rejoindra le Sacré-Cœur de Montmartre comme pour sceller la restauration d’une Alliance, pour un temps corrompue, l’Alliance de la France avec la Sagesse Éternelle.

Un signe très fort de la restauration de cette Alliance qu’il faut voir avec les yeux de la Foi, c’est la présence de l’anneau de Jeanne, symbolisant cette Alliance restaurée, que le Père Éternel repassera au doigt de l’enfant prodigue repenti. L’anneau de la Miséricorde accordé par le Père Éternel à la Fille Aînée qui aura, ainsi, la grâce et l’aide du Ciel pour se relever.

N’en doutons pas, comme nous le répète Marie à Pontmain :

« Mais priez, priez mes enfants ! Mon Fils se laisse toucher ».

Dans l’Alliance des Cœurs Unis et avec beaucoup d’autres, voici des années que chacun d’entre vous prie pour l’aboutissement de cette Œuvre divine par nos si petites et si modestes consécrations. Aujourd’hui, dans la joie, nous pouvons réellement nous réjouir de cette belle avancée spirituelle et remercier du fond du cœur nos pasteurs courageux, nos prêtres et nos évêques qui ont su accepter cette supplique venant des enfants de France, des tout-petits, consacrés à l’Alliance des deux Saints Cœurs Unis.

Ne relâchons pas nos prières et nourrissons notre espérance pour ce nouveau printemps qui pointera bien vite, malgré tous les combats que notre pauvre France traverse. Sainte Jeanne d’Arc nous l’a souligné : « le Christ et l’Église, c’est tout un ! », l’Église ne pourra mourir. Même si les catacombes nous sont annoncées, gardons la joie de savoir que notre Dieu est un Dieu de Victoire et que Marie veille. Notre Dame des Victoires emmènera le peuple de France jusqu’au Sacré-Cœur pour le présenter à la Divine Volonté.

Nous vous invitons bien évidemment à suivre toute cette journée du 15 août, précédée de la nuit d’adoration à laquelle, même à distance, nous pouvons nous associer et nous unir.

La veille, le 14 août, une messe sera célébrée par Mgr Marc Aillet, en l’honneur de sainte Jeanne d’Arc, lui confiant la France, la sainte Eglise et la mission de la restauration de l’Alliance avec la Sagesse éternelle. Monseigneur et l’anneau de Jeanne se retrouveront accompagnés d’une partie de la couronne des Roses : membres de l’Alliance Cœurs Unis. Nous ne manquerons pas de remercier la sainte Providence d’avoir pu accueillir son Anneau en France.

Réjouissons-nous de cet événement qui rassemble tous les enfants de l’Église venant d’horizons et de chapelles différentes dans l’unité et la convergence dans la Volonté Divine.

L’Alliance des Cœurs Unis