« Les propos tenus par M. Didier Déniel à l’encontre de la fondatrice et présidente d’honneur de notre association, reprennent les éléments de l’article paru dans le journal La Croix du 13 octobre 2022, en y ajoutant des allégations d’origine locale caractérisées par l’amalgame et la confusion avec d’autres mouvements se référant à la spiritualité des cœurs de Jésus et Marie, fondées sur des interprétations, dont certaines sont quasi délirantes.
Sous un titre polémique, visant à opposer l’Alliance et l’Eglise, l’article du 3 janvier contient des jugements outrageants et méprisants sur l’Alliance et la personne de Virginie, de nature à porter atteinte à son honneur et à sa considération. Le 15 janvier il illustre son propos par des éléments fragmentaires tirés des livres « les secrets du roi ».
L’Association des Cœurs Unis sera prochainement amenée à donner suite à ces deux articles, à communiquer sur les attaques dont elle fait injustement l’objet à partir de fausses allégations et de propos mensongers et si nécessaire à faire valoir la défense de ses intérêts.
Notre présidente d’honneur invite en conséquence à nouveau chacune et chacun à porter dans la prière tous les détracteurs qui cherchent à nuire à l’Alliance des Cœurs Unis. »
Wanda Henry, La Présidente
Communiqué de Mgr Marc Aillet au sujet d’un précédant article publié par le quotidien « La Croix » :
COMMUNIQUE DE MGR MARC AILLET A L’INTENTION DES MEMBRES DE L’ALLIANCE DES CŒURS UNIS (17 octobre 2022)
Le quotidien La Croix a publié le 12 octobre 2022 un article de Mikael Corre, intitulé : « Virginie et la mystérieuse Alliance des Cœurs unis ». Il appartiendra aux responsables de l’Alliance, qui s’en sont d’ores et déjà saisi, de répondre aux graves insinuations voire même accusations qui sont portées par ce journaliste, en particulier sur une prétendue « dérive ultradroitière » et sur un sentiment anti-Pape François qui n’aurait évidemment pas sa place au sein de l’Alliance qui me réaffirme être en communion pleine et entière avec l’Eglise et le Successeur de Pierre.
Comme évêque, j’ai accepté d’accompagner pastoralement « l’Alliance des Cœurs unis », à la demande de Virginie, souhaitant remettre à l’Eglise ce qu’elle portait, l’Association-support ayant déposé ses statuts à la sous-préfecture des Pyrénées atlantiques, du fait que sa Présidente résidait dans ce département. Après avoir pris connaissance des « messages » publiés dans « Les secrets du Roi » et m’étant assuré, à leur lecture, qu’il n’y avait pas de contradiction avec l’Ecriture Sainte et le Magistère de l’Eglise, et ayant constaté qu’un nombre croissant de fidèles, et même de prêtres, y adhérait et y trouvait de vrais fruits spirituels, j’ai pensé opportun d’accepter cette mission d’accompagnement pour exercer la vigilance que Virginie demandait à l’Eglise et prévenir les déviances possibles. J’ai toujours affirmé que je ne pouvais, à ce stade, préjuger du caractère surnaturel de ces « messages » en exerçant cet accompagnement avec la prudence qui convient.
Je note que l’Alliance des Cœurs unis, qui se présente essentiellement comme un groupe de prière pour la France, n’a pas été fondée pour diffuser les « messages » de Virginie, mais, à partir de ces « messages », pour promouvoir une consécration aux deux Cœurs unis de Jésus et de Marie, en vue du relèvement spirituel de la France, en écho à l’appel du Pape Saint Jean Paul II au Bourget en juin 1980 : « France, fille aînée de l’Eglise, qu’as-tu fait de ton baptême ? France, fille de l’Eglise et éducatrice des peuples, qu’as-tu fait, pour le bien de l’homme, de ton alliance avec la sagesse éternelle ? ». Le scapulaire imposé à ceux qui le souhaitent par un prêtre de l’Alliance, après discernement avec lui, n’est jamais présenté comme un moyen de nécessité de salut, mais comme le signe de cette consécration et d’appartenance au mouvement.
Alors même que l’Alliance voit sensiblement augmenter ses groupes de prière et le nombre d’imposition de scapulaires, depuis un an environ, je suis alerté, à partir d’une douloureuse affaire familiale, sur de prétendus phénomènes d’«emprise spirituelle » au sein de l’Alliance. En août dernier, Mgr Jean-Luc Brunin, président de la « cellule emprises et dérives sectaires » de la Conférence des Evêques de France (CEF), m’indiquait avoir reçu les mêmes signalements. Mgr Brunin m’invitait, en tant qu’évêque-référent, à clarifier les choses, affirmant que, pour la cellule, le dossier était clos. A ce jour, ni lui ni moi n’avons reçu de témoignages de personnes se présentant, preuves à l’appui, comme « victimes » de phénomènes d’emprise caractérisée au sein de l’Alliance. Je prends alors la décision de demander à un observateur extérieur de conduire des vérifications au sein du mouvement.
Au cours du mois de septembre nous sommes informés par Mikael Corre, journaliste de La Croix, sollicité par les mêmes sources extérieures à l’Alliance qui avaient alerté Mgr Brunin et moi-même, de son intention de s’intéresser à l’Alliance des Cœurs Unis avec pour objectif d’écrire un article.
Compte tenu de la nature même de cet article ainsi publié, de sa dimension désormais publique et de ce qui y est écrit, par simple principe de précaution et dans un souci de transparence, je m’apprête à confier une mission à un religieux que m’indiquera au plus vite le supérieur de la Congrégation que j’ai contacté, mission destinée notamment à conduire les vérifications recherchées, à la fois dans un esprit de transparence et de confiance et avec le double souci d’établir la vérité et de permettre à l’Alliance de se développer dans la sérénité sous le regard bienveillant et vigilant de l’Eglise.
Je reste à la disposition de tous les membres de l’Alliance qui souhaiteraient me contacter et je vous invite surtout à la prière et à la confiance en l’Eglise.
Jésus, l’Envoyé du Père, n’a pas choisi une période facile pour vivre au milieu de nous, l’Histoire nous le dit, les mystiques aussi. De même, notre monde a des côtés douloureux et heureux, nos familles aussi bien souvent.
Les Cœurs Unis de Jésus et de Marie nous appellent à vivre dans leur unité. Celle-ci, lors du Mystère de la Croix, se vit dans le mystère de la Compassion envers nous. Ils ont porté le monde dans l’ardeur d’un même Amour et pour répondre à l’Amour du Père envers Eux.
A Bethléem, dans la froidure de la crèche, Jésus sort miraculeusement du sein de Marie comme miraculeusement Il y était entré à l’Annonciation. Les bras de Marie portent Celui Qui porte tout l’Univers. Elle découvre son visage et heureuse, Elle le montre à Saint Joseph. Moment de bonheur partagé entre eux trois avant de le partager avec les bergers puis les Rois mages et le monde. L’épreuve de n’avoir qu’une étable à offrir au Fils de Dieu se relativise plus facilement devant le Mystère de la Vie qui se manifeste en ce petit Enfant.
Alors que les évêques de France encouragent leurs fidèles à prier pour que la vie soit respectée en tout être humain, du début à son terme naturel, Jésus nous a montré qu’Il a voulu vivre toutes ces étapes de notre vie humaine. ‘Le Verbe de Dieu’ n’a pas craint de ‘se faire chair’ afin que nous respections la chair humaine qu’Il a sanctifiée en la revêtant.
La Providence nous a tous liés à des personnes. Par la charité présente ces liens demeureront jusque dans le Ciel, même si au long des années nous avons fini par oublier certains visages. L’Amour de charité donne un poids d’éternité à ces liens. Ces personnes peuvent être plus ou moins nombreuses et les liens plus ou moins intenses. Avec du recul, nous pouvons apprendre à les recevoir du Père. Il nous les a confiées. Grâce à elles, Marie peut nous faire entrer dans son Mystère de Compassion afin de les faire entrer davantage dans la Vie de Jésus.
Saint Luc nous dit que Marie gardait dans son Cœur tout ce que les bergers ont raconté de leur rencontre avec les anges du Ciel.
Que par le Mystère de la Compassion chaque bouton puisse entrer progressivement dans l’unité des Saints Cœurs Unis dont le Mystère de Noël est une première étape. Vous l’aurez compris, c’est par un Amour inconditionnel, qui nous appelle à porter chacun de nos proches, pour les rendre dépendants non de nous mais du Christ, que chacun va apprendre à donner la Vie de Jésus. C’est un mystère d’enfantement. « Qui sont ma mère et mes frères ? » Luc 8, 21.
Joyeux Noël à chacun, à vos familles et à ceux que vous portez dans votre cœur et votre prière.
La neuvaine de la Nativité est un temps de prière et de méditation qui se déroule durant les neuf jours précédant Noël. C’est un moyen pour se préparer à célébrer la naissance de Jésus Christ et de se disposer à la spiritualité du temps de l’Avent. Cette neuvaine peut aussi être un moyen pour se rapprocher des autres membres de l’Alliance qui la font, en partageant des moments d’union de prière et de réflexion ensemble. On peut vivre cette neuvaine aussi comme un calendrier spirituel de l’Avent. C’est-à-dire chaque jour on ouvre :
le thème quotidien proposé ci-dessous à la méditation,
le message d’une apparition mariale,
les prières quotidiennes,
la récitation d’un acte de ferveur.
Comment se mettre en chemin ? Il est proposé chaque jour :
dire un « Notre Père » puis 3 « Je vous salue Marie » en l’honneur des Trois Personnes de la Trinité suivi du « Gloire soit au Père » enfin « Très Saints Cœurs Unis de Jésus et Marie Triomphez et Régnez, que votre règne arrive sur la terre comme au Ciel. »,
finir avec la prière ci-dessous.
En grande unité de foi, L’équipe de prière
Notre Dame de Guadalupe la Vierge enceinte de Jésus
Prière :
« O Saint Enfant Jésus, très chère Maman Marie et vous saint Joseph nous vous prions d’accompagner tous vos enfants de l’Alliance sur le chemin de l’Avent.
Pour Vous accueillir comme Vous le méritez aidez-nous à être vos témoins parmi nos proches et dans nos familles.
Pour cela, Jésus, envoyez sur nous l’Esprit de Sagesse et donnez-nous sa force et sa joie. A cette fin et pour faire aussi notre part, nous nous engageons à faire pénitence et à aimer notre prochain car nous croyons fermement en vous et nous Vous aimons de toutes les forces de notre âme et de tout notre cœur.
Ainsi soit-il. »
Méditations quotidiennes :
Premier jour – 16 décembre en compagnie de Notre Dame de la rue du Bac (la médaille miraculeuse)
« Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous »
Acte d’adoration : « Mon Dieu, je vous adore et vous reconnais pour mon Créateur, mon souverain Seigneur et pour le maître absolu de toutes choses. Amen. »
Deuxième jour – 17 décembre en compagnie de Notre Dame de Fatima
L’ange : « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas. » et on peut ajouter « et qui se sont détournés de leur vocation, des promesses de leur baptême, dévotion, sacerdoce. »
Acte de foi : « Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que Vous avez révélées et que Vous enseignez par Votre Sainte Église, parce que vous ne pouvez ni Vous tromper ni nous tromper. Amen. »
Troisième jour – 18 décembre en compagnie de Notre Dame de Guadalupe (qui en aztèque signifie « celle qui écrase le serpent »)
« Ne suis-je pas là, moi qui suis ta Mère ? N’es-tu pas sous ma protection ? »
Acte d’amour de Dieu : « Mon Dieu, qui êtes digne de tout amour, à cause de vos perfections infinies, je vous aime de tout mon cœur, et j’aime mon prochain comme moi-même pour l’amour de vous. Amen. »
Quatrième jour – 19 décembre en compagnie de Notre Dame de Pellevoisin :
« Calme, courage, confiance » et abandon
Acte d’offrande : « Mon Dieu, j’ai tout reçu de Vous; je vous offre mes pensées, mes paroles, mes actions, ma vie et tout ce que je possède, et je ne veux l’employer qu’à votre service. Amen. »
Cinquième jour – 20 décembre en compagnie de Notre Dame de Pontmain
« Mais priez mes enfants Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher »
Acte d’Espérance : « Mon Dieu, appuyé sur vos promesses et sur les mérites de Jésus-Christ mon Sauveur, j’espère avec une ferme confiance que Vous me ferez la grâce d’observer vos commandements en ce monde, et d’obtenir par ce moyen la vie éternelle. Amen. »
Sixième jour – 21 décembre en compagnie de Notre Dame de la Salette
« Faites-vous bien votre prière, mes enfants ? »
Acte de contrition : « Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché vous déplaît ; pardonnez-moi par les mérites de Jésus-Christ mon Sauveur : je prends la ferme résolution, avec le secours votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence. Amen. »
Septième jour – 22 décembre en compagnie de Notre Dame deLourdes, l’Immaculée Conception
« Pénitence, pénitence, pénitence. Priez pour les pécheurs ».
Acte d’humilité : « Mon Dieu, je ne suis que cendre et poussière ; réprimez les mouvements d’orgueil qui s’élèvent dans mon âme, et délivrez-moi du désir d’être estimé, vous qui résistez aux superbes et qui donnez votre grâce aux humbles. Amen. »
Huitième jour – 23 décembre en compagnie de Notre-Dame des Douleurs à Kibeho
Appel à la conversion sincère des cœurs, la récitation du chapelet, la pénitence et à prier pour l’Eglise
Acte de demande : « Mon Dieu, source infinie de tous les biens, donnez-moi tout ce qui m’est nécessaire pour la vie et la santé de mon corps, mais surtout la grâce de faire en toutes choses votre sainte volonté. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Amen. »
Neuvième jour – 24 décembre en compagnie de Notre Dame de Banneux
« Je suis la Vierge des Pauvres. Je viens soulager la souffrance ».
Acte de remerciement : « Mon Dieu, je vous remercie de tous les biens que j’ai reçus de vous, principalement de m’avoir créé, racheté par votre Fils et fait enfant de votre Église. Amen. »
Notre aumônier de la confrérie nous invite dès aujourd’hui à entamer la neuvaine dédiée à ce grand saint Patron de la France, de l’Eglise et des nations.
Il est proposé en grande communion de prières les uns aux autres et en fonction du temps libre de chacun de renouveler quotidiennement pendant neuf jours jusqu’au 29 septembre :
La prière commence sur la médaille par une invocation : « Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat pour que nous ne périssions pas au jour du Jugement. O Dieu, venez à mon aide, Seigneur, hâtez-vous de me secourir. »
Il est ensuite récité les quatre gros grains du début avec quatre Notre Père : le premier en l’honneur de saint Michel Archange, le deuxième en l’honneur de l’archange saint Gabriel, le troisième en l’honneur de l’archange saint Raphaël et le quatrième en l’honneur de l’ange auquel Dieu nous confie ainsi que des quatre autres archanges, suivi d’un Je vous salue Marie sur le dernier petit grain isolé.
Sur chaque gros grain se récite le Notre Père suivi par trois Je Vous Salue Marie, un pour chaque petit grain ; précédé d’une invocation différente :
« Par l’intercession de Saint Michel et du Chœur céleste des Séraphins, que le Seigneur daigne nous rendre dignes de la flamme du parfait Amour. Ainsi soit-il. »
« Par l’intercession de Saint Michel et du Chœur céleste des Chérubins, que le Seigneur veuille nous faire la grâce d’abandonner la voie du péché et d’avancer dans celle de la perfection chrétienne. Ainsi soit-il. »
« Par l’intercession de Saint Michel et du Chœur très Saint des Trônes, que le Seigneur infuse dans nos cœurs l’esprit de vraie et sincère humilité. Ainsi soit-il »
« Par l’intercession de Saint Michel et du Chœur céleste des Dominations, que le Seigneur nous fasse la grâce de dominer nos sens et de nous libérer de l’esclavage des passions. Ainsi soit-il »
« Par l’intercession de Saint Michel et du Chœur céleste des Puissances, que le Seigneur daigne préserver nos âmes des embûches et des tentations du démon. Ainsi soit-il »
« Par l’intercession de Saint Michel et du Chœur admirable des Vertus Célestes, que le Seigneur ne nous laisse pas succomber à la tentation mais qu’il nous délivre du mal. Ainsi soit-il »
« Par l’intercession de Saint Michel et du Chœur céleste des Principautés, que le Seigneur emplisse nos âmes de l’esprit de vraie et sincère obéissance. Ainsi soit-il »
« Par l’intercession de Saint Michel et du Chœur céleste des Archanges, que le Seigneur nous accorde le don de la persévérance dans la foi et dans les bonnes œuvres pour pouvoir gagner la Gloire du Paradis. Ainsi soit-il »
« Par l’intercession de Saint Michel et du Chœur céleste de tous les Anges, que le Seigneur daigne nous faire la grâce d’être gardés par eux en cette vie mortelle pour être conduits ensuite à la Gloire éternelle du ciel. Ainsi soit-il »
Antienne :«Très glorieux Saint Michel, chef et Prince des armées célestes, gardien fidèle des âmes, vainqueur des esprits rebelles, favori de la maison de Dieu, notre admirable guide après Jésus-Christ ; vous dont l’excellence et la vertu sont suréminentes, daignez nous délivrer de tous les maux, nous tous qui recourons à vous avec confiance ; et faites, par votre incomparable protection, que nous avancions chaque jour dans la fidélité à servir Dieu. Priez pour nous, ô bienheureux Saint Michel, Prince de l’Eglise de Jésus-Christ. Afin que nous puissions être rendus dignes de ses promesses. Amen.»
Oraison :«Dieu Tout-Puissant et Eternel, qui par un prodige de bonté et de miséricorde pour le salut commun des hommes avez choisi pour Prince de votre Eglise le très glorieux Archange saint Michel ; rendez-nous dignes, nous Vous en prions, d’être délivrés, par sa bienveillante protection, de tous nos ennemis, afin qu’à notre mort aucun d’eux ne puisse nous inquiéter, mais qu’il nous soit donné d’être introduits par lui en présence de votre puissante et auguste Majesté. Par les mérites de Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen. »
Acte de consécration à Saint Michel Archange
Très noble prince des hiérarchies angéliques, valeureux guerrier du Très-Haut, amoureux zélé de la Gloire du Seigneur, terreur des anges rebelles, amour et délice de tous les anges fidèles, Saint Michel Archange, je m’offre et me donne à toi aujourd’hui, désirant faire partie de tes nombreux fidèles. Je remets tout mon être, mon travail, ma famille, mes amis et tout ce qui m’appartient sous ta vigilante protection. Mon offrande est petite, étant celle d’un pauvre pécheur, mais l’affection de mon cœur t’est agréable. Souviens-toi, que si je me place aujourd’hui sous ton patronage, tu me dois assistance pour toute la vie. Procure-moi le pardon de mes nombreux et graves péchés et la grâce d’aimer mon Dieu de tout mon cœur ; d’aimer aussi Jésus mon cher Sauveur, Marie ma douce Mère, et tous les hommes, mes frères bien-aimés du Père et rachetés par le Fils. Défends-moi toujours des ennemis de l’âme, spécialement au dernier instant de ma vie. À cette heure-là, viens, ô glorieux Archange, m’assister dans l’ultime combat et repousse loin de moi, dans les abîmes de l’enfer, cet ange infidèle et orgueilleux que tu as terrassé et chassé du Ciel. Présente-moi alors devant le Trône de Dieu pour chanter avec toi, Saint Michel Archange, et avec tous les anges, la louange, l’honneur et la Gloire de Celui qui règne pour les siècles des siècles. Amen.
Comme nous le lisons dans la Constitution Lumen Gentium : « Cependant il a plu à Dieu que les hommes ne reçoivent pas la sanctification et le salut séparément, hors de tout lien mutuel ; il a voulu au contraire en faire un peuple qui le connaîtrait selon la vérité et le servirait dans la sainteté » (n. 9).
Cette dimension communautaire du salut, qui souligne l’Écclésiologie de Communion du Concile Vatican II, doit être au cœur de la vie chrétienne et de la mission de l’Église.
Tout simplement parce que l’homme a été créé à l’image de Dieu qui est Communion d’amour entre le Père et le Fils et l’Esprit Saint. L’homme est donc par nature un être de relation, à tel point que l’image de Dieu dans l’homme ne se réalise pleinement que dans l’unité de l’homme et de la femme, mieux : dans l’unité de la famille. Dans sa réponse aux pharisiens qui l‘interrogent sur le divorce, Jésus répond en reliant les deux récits de la création : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme ; à cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair » (Mt 19, 4-5), où il faut entendre l’unité de l’homme et de la femme, dans la différenciation et la complémentarité des sexes, et l’unicité de l’enfant qui naîtra de leur union. Comme le précise encore le Concile Vatican II : « Le mariage et l’amour conjugal sont d’eux-mêmes ordonnés à la procréation et à l’éducation des enfants » (Gaudium et spes n. 48). Autrement dit, on ne peut disjoindre le couple de la famille et on peut dire que l’image de Dieu se réalise en plénitude en eux. C’est la raison pour laquelle le Prince de ce monde s’est attaqué dès le commencement à ce dessein du Créateur, en brisant l’harmonie entre l’homme et la femme, en les divisant – « Ta convoitise te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi » (Gn 3, 16) – et en s’attaquant à la vie – « Le Dragon vint se poster devant la Femme qui allait enfanter, afin de dévorer l’enfant dès sa naissance » (Ap 12, 4).
C’est ainsi que pour sauver l’homme, le Rédempteur a commencé par restaurer le couple et la famille. Jésus est né dans une famille, de telle sorte que la sainte famille de Nazareth est devenue, non seulement le modèle de la famille, cellule de base de la société humaine, mais l’archétype de toute communauté chrétienne. Jésus s’est désigné comme l’Epoux, assumant la rhétorique des prophètes où Dieu est présenté comme l’Epoux de l’humanité, trahi par les égarements de son peuple comparé à une épouse infidèle, coupable d’adultère. Dans l’acte rédempteur, comme le commente saint Paul, le Christ est l’Époux de l’Église se livrant tout entier pour elle : « Vous les hommes, aimez votre femme à l’exemple du Christ : il a aimé l’Église, il s’est livré lui-même pour elle, afin de la rendre sainte en la purifiant par le bain d’eau qu’une parole accompagne (…) Ce Mystère est grand, je le dis en référence au Christ et à l’Église » (Ep 5, 25-26. 32). La restauration de l’image de Dieu dans l’homme passe d’abord par le baptême et s’accomplit de manière très particulière dans le sacrement du mariage.
Toute l’histoire de l’humanité est traversée par l’œuvre de destruction du péché et par l’œuvre de rédemption accomplie par le Christ, où l’Évangile a imprégné les structures sociales jusqu’à constituer des nations chrétiennes fondées sur le respect de la vie et la dignité de la famille. Le Prince de ce monde, avec la permission de Dieu, poursuit son œuvre de destruction, décuplée de nos jours, en s’attaquant, par les lois sociétales qui s’empilent depuis des décennies, au mariage, à la vie dès sa conception, aujourd’hui à la différenciation des sexes. Sous son influence, ces mêmes nations se sont remises sous le joug du péché originel, comme s’il n’y avait pas de Rédempteur !
[…] Les pasteurs sont au service de la famille, car c’est en elle que le Dieu d’amour est appelé à se rendre visible aux yeux des hommes. L’Église est une famille de familles, et la famille est la première Église, l’Église domestique. Nous nous lamentons de voir si peu de familles dans nos assemblées, mais pour autant elles sont présentes car chaque fidèle, quel que soit l’éloignement des enfants ou bien les divisions et séparations qui l’affectent, est relié mystérieusement à chacun des membres de sa famille et œuvre, par sa sanctification, à sa restauration. Rendons grâce à Dieu pour les communautés qui se constituent à partir de familles unies et ouvertes à la vie, parce que centrées sur le Christ, leur Rédempteur.
Notre Espérance est dans le Christ mort et ressuscité : il a vaincu le monde et le Prince de ce monde a été jeté dehors !
Éditorial de Mgr Marc Aillet, revue diocésaine « Notre Église » n° 146 d’avril 2023
Nous vous proposons cette réflexion de forme orale d’un prêtre de l’Alliance pour ce temps de montée vers Pâques et vous souhaitons un bon carême.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu Mt 4, 1-11
En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »
Alors le diable l’emmena à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. » Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.
Je voudrais regarder avec vous la tactique que prend le démon pour nous détourner de notre finalité et de notre regard vers le Père. A travers sa lutte contre les trois tentations du démon à la fin de ce temps de désert, Jésus va nous montrer comment il ramène le regard vers le Père. Je trouve cela essentiel.
Pour cela, je vous propose de regarder d’abord le récit de la tentation de nos premiers parents dans la Genèse.
Gn 3 01 Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait faits. Il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a vraiment dit : “Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin” ? »
02 La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. 03 Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : “Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.” »
04 Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! 05 Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »
06 La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence. Elle prit de son fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea.
Eve était conduite par Dieu, elle en était heureuse. Le démon, le plus rusé, voulant montrer à Dieu qu’Il s’ était trompé en voulant faire de l’homme son chef-d’œuvre, va faire en sorte qu’Eve détourne son regard de Dieu. Le serpent n’a pas de pattes qui lui permettraient de s’élever un peu de la terre, il colle entièrement au sol, il est donc l’animal le plus éloigné du ciel, d’où c’est lui qui est pris pour représenter le démon.
Celui-ci commence par attendre que l’autorité soit absente. C’est vrai, le diable a un problème avec l’autorité. Le démon commence par mentir pour avoir le vrai. Eve accepte de dialoguer avec le démon. Elle se sent en confiance, car elle ne connaît pas le mal. Et elle livre le secret qu’elle avait avec Dieu. Il est bon de savoir qu’il n’est pas permis au démon de connaître ce que l’on dit à Dieu dans notre prière.
Quand il vient tenter Eve, il va mettre le doute en elle puis, il lui vantera l‘autonomie de discernement. Ne plus recevoir de Dieu ce qu’Il veut nous donner mais décider soi-même. Cette désobéissance me coupera de la source de vie et donc, conduira à la mort. Jésus l’a très bien compris. Nous, un peu moins !!
Il va ensuite traiter Dieu de menteur, alors que c’est lui le menteur dès l’origine. Eve va l’accepter ! Séduite par ce que lui promet le démon : que ce soit elle qui décide de ce qui est bien et de ce qui est mal. Or nous sommes dans un monde de confusion où, de plus en plus, le bien est regardé comme mal et le mal, comme bien. C’est très fatigant et déstabilisateur. Eve va donc se replier sur elle-même et va chercher à ce qu’Adam fasse de même.
Eve va prendre la place de Dieu, au centre, pour tout juger et finir par tout critiquer. C’est elle qui choisit de s’opposer à Dieu, à sa paternité. Elle a jugé que Dieu l’a trompée et qu’il faut s’en affranchir. Le fruit est que sa volonté humaine s’est affranchie et a faibli. Les passions peuvent passer au-dessus, être plus fortes que la volonté. La mort en est la conséquence.
[Le seul moyen, si on voulait en sortir, ce serait de remettre Jésus au centre. C’est-à-dire de mettre Jésus entre la réalité et moi-même. Ou, dit autrement : regarder l’autre comme Jésus le regarde, mais aussi telle réalité, circonstance et même moi-même. Fondre son regard en celui de Jésus. Puis, se demander ce que Jésus ferait à ma place, non pas ce qu’il ferait parce qu’Il est Dieu mais qu’est-ce qu’Il ferait alors que j’ai des qualités et aussi des défauts ? C’est-à-dire qu’est-ce qu’Il voudrait vivre en moi ? Et là, tout est rétabli, je désire me laisser conduire et que ce soit Lui qui me dise ce qui est bien et ce qui est mal. Face à celui qui a été méchant envers moi, j’accepte de me rappeler que Jésus est mort pour cette personne et moi, je suis prêt à aller jusqu’au bout dans l’ordre du bien pour cette personne ?]
Le démon regarde d’abord la faim du corps. En effet, ceux qui ont l’habitude de jeûner disent qu’après trois jours, on ne ressent plus la faim. C’est pour cela que l’Evangile dit que Jésus ressentit (à nouveau) la faim après 40 jours de jeune….
Le démon connaît bien les lieux de faiblesse de mes parents et ceux de mes grands-parents. Ainsi, il connaît les miens aussi. Mais il ne connaît pas Jésus ni sa Mère, Marie, et cela l’intrigue, il ne peut les tenter de l’intérieur, en se servant de leur imagination, comme il le fait pour nous. D’où, le « Si tu es le Fils de Dieu. » Il ne le dira plus à la 3e tentation car il s’agira là de proposer à Jésus qu’il adore non plus Dieu mais le démon.
Dans la 1e tentation donc, le démon invite Jésus à reconnaître la faim de son corps et de prendre l’initiative lui-même d’y répondre en faisant un miracle : changer les pierres en pain. Utiliser les super-pouvoirs de Dieu pour soi. Le démon veut nous couper de Dieu, de sa paternité au nom de l’efficacité.
Lors d’une rencontre avec le Père Jean-Marie Glorieux, jésuite, rencontré à Beauraing, celui-ci m’a rappelé que la sensibilité du corps aspire à Dieu. Ainsi, il est parti du psaume 62-63 et du psaume 83-84 : mon cœur et ma chair sont un cri vers toi. (« Mon âme a soif de toi, après toi languit ma chair » ps 62 et « Mon âme soupire et languit après les parvis du Seigneur, mon cœur et ma chair crient de joie vers le Dieu vivant » ps 83.)
La sensibilité crie sa soif de Dieu. Saint Matthieu a repris cela dans la 1e tentation. Le corps a soif de Dieu mais la tentation fait qu’il se replie sur sa soif, vers la nourriture terrestre et non vers Dieu. Le cri de soif de Jésus à la Croix manifeste combien Jésus a porté les soifs de nos corps vers Dieu.
Jésus répondra au démon que : « L’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole venant de la bouche de Dieu. » Ainsi, Il invite à tourner notre oreille vers Dieu qui me parle et pas seulement vers mon ventre qui crie. Et pourtant, on connaît le dicton : « Ventre creux n’a pas d’oreilles. » Ecouter la Parole de Dieu c’est se rappeler par Elle que Dieu est Provident, Il est Père. « Tout concourt au bien de celui qui fait le bien » ?
Qu’on se rappelle aussi l’existence d’un ressenti de solitude en chacun de nous. Saint Jean-Paul II, dans sa catéchèse du mercredi sur le mariage, l’appelle solitude originelle. Un ressenti qui ne part pas, même au moment où nous sommes le plus en communion avec l’être aimé. C’est difficile, à des moments plus que d’autres. Saint Jean-Paul II indique que Dieu nous a créés ainsi pour mettre une soif de Dieu en l’homme, dans sa chair. Celle-ci aspire ainsi à Dieu, elle aussi crie vers Dieu. Alors, on comprend mieux la réponse de Jésus à la 1e tentation. Jésus rappelle, nous rappelle que la faim la plus profonde en l’homme, Dieu seul peut y répondre, d’où l’importance d’écouter sa Parole. Ecouter sa Parole, c’est joindre le sensible dans notre lien avec Dieu car l’ouïe est activée ou alors la vue quand on lit l’Ecriture en silence. Elle ne le sera pas avec les deux autres tentations.
Le démon veut nous couper de Dieu et rendre égoïste la faim corporelle de notre corps. Jésus la replace dans le sens plénier de notre personne. L’homme ne vit pas que de pain ; certes aussi de pain, mais de toute parole venant de la bouche de Dieu. Attendre de Dieu ce que Lui seul peut donner. Jésus n’a pas donné du tout une réponse morale à cette tentation, c’est à remarquer.
Le démon voit que Jésus n’est pas entré dans un dialogue avec lui, qu’Il s’est caché derrière l’Ecriture.
Alors, il va utiliser celle-ci aussi dans la seconde tentation. L’Ecriture dit que Dieu prend soin de sa créature : « Alors, jette-toi en bas » ! On voit que le démon a pouvoir sur le corps. Jésus a laissé le démon avoir pouvoir sur Lui. C’est surprenant, juste pour nous éduquer à ne pas avoir peur si le démon fait cela aussi avec nous.
[Car le démon se moque de nos fautes morales, ce qu’il veut c’est que, par nos fautes morales, nous attaquions nous-mêmes nos vertus théologales.]
Donc, le démon en cette seconde tentation, invite Jésus à tenter Dieu, à la vanité, à faire la gloriole en usant de Dieu, en se servant de Lui. Utiliser Dieu… ou les autres (les anges, nos proches…) pour notre gloriole.
Là aussi, quel serait le regard de Dieu que le démon cherche à nous faire oublier en nous repliant sur nous-mêmes, en nous faisant oublier la gloire de Dieu ? Saint Irénée dira : « La Gloire de Dieu, c’est l’homme vivant. » Là, le démon nous invite à risquer notre vie (se jeter du pinacle du temple) afin d’obtenir plus de gloire humaine. Je ne cherche plus du tout la Gloire de Dieu, ni à faire sa Volonté, je ne Lui demande d’ailleurs pas ce qu’Il attend de moi, cette décision vient de moi, je ne cherche pas non plus à voir les risques, les conséquences auprès de mes proches. Je ne suis replié que sur moi-même et cherchant à utiliser les autres, et même Dieu.
La réponse sera l’humilité, c’est sûr. On se rappelle aussi la parole de Jésus : « Comment pouvez-vous croire vous qui cherchez votre gloire les uns des autres (Jn 5, 44) ? » Donc, par-là, le démon cherche à attaquer notre foi. Il cherche à nous faire oublier la recherche de la Volonté de Dieu sur nous et à nous faire oublier l’obéissance. Dieu est un Père qui veut notre bonheur et un bonheur que nous ne pouvons pas imaginer, au-delà de ce que nous pouvons désirer. Mais le démon nous fera désirer ce qui vient de nous, ce qui est à notre dimension. Le Père a un cœur plus grand !
Dans la 3e tentation, on change de registre de nouveau. Le démon montre à Jésus l’immensité de notre terre, des nations, de là où Dieu lui laisse un pouvoir. Et il va proposer à Jésus de recevoir le pouvoir sur ces peuples mais, car il y a toujours un « mais » avec le démon, mais si tu te prosternes devant moi, le démon, afin de m’adorer. La réponse de Jésus est nette : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. » Là encore, Il répond par la Parole de Dieu, qui est le premier des 10 commandements. Jésus ne dira pas au démon qu’Il a déjà autorité sur ces peuples et même plus grande que la sienne, Il préfère ne rien dire sur Lui. Pour la gloire, le pouvoir, l’efficacité, la possession, la domination es-tu prêt à vendre ton âme ? Veux-tu prendre ou recevoir en don gratuit ? Es-tu prêt à prendre le risque de ne pas recevoir ? A croire que tu peux ne pas être aimé jusque-là, que tu aies alors besoin de prendre pour être sûr d’avoir ce que tu veux ? Là encore, il y a oubli de la paternité de Dieu et Lui sait ce qui est le meilleur pour nous. Or, c’est l’adoration qui redonne et entretient ce regard, ce regard d’amour sur Dieu. C’est donc la séduction de l’orgueil pour tuer l’amour de Dieu dans le cœur de l’homme. Le prix pour la créature est cher à payer car elle ligote, remet son âme au démon pour qu’il ait autorité et pouvoir sur elle. Alors que l’adoration de Dieu va libérer l’homme de son insécurité, du regard et jugement des autres envers lui. Il va pouvoir s’appuyer sur Dieu qui est plus grand que lui et il est libre du ‘qu’en dira-t-on’ car l’âme sait que Dieu seul sera son juge et qu’Il sait quelle est son intention quand il réalise quelque chose.
Avec ce survol, on découvre mieux le but du démon et ce que Dieu avait voulu pour l’homme. Résumons cela en montrant :
Lutte contre
Remède
1re tentation :
Corps, plaisir
l’Espérance
Parole de Dieu
2e tentation :
Vanité
la foi
humilité
3e tentation :
Orgueil
l’amour de Dieu
adoration
Saint Matthieu qui a introduit le désert en soulignant que c’était poussé par l’Esprit-Saint que Jésus y allait, va ensuite donner les béatitudes. La première sera la béatitude des pauvres. Or, ensuite il montre que Jésus accomplit la Loi ancienne et fait entrer dans la Loi Nouvelle qui est la perfection de la charité, de l’amour de Dieu et du prochain. Et donc, face aux docteurs et aux pharisiens, Jésus montre qu’ils ont besoin d’entrer dans une pauvreté intérieure car avec le temps ils ont réduit la Parole de Dieu à ce qu’ils en ont compris et ils ont enseigné à regarder la Parole de Dieu ainsi. Ils l’ont humanisée, coupée de son lien vital avec sa source qui est Dieu, c’est la Parole du Père. Ils doivent donc rajeunir leur regard sur cette Parole et pouvoir laisser jaillir de nouveau l’amour de Dieu et du prochain dans leur cœur. Ils ont besoin de retrouver un lien direct avec le Père afin de redécouvrir qu’ils sont aimés, afin de pouvoir répondre eux aussi par l’amour.
C’est tout le but du Carême.
Le démon a perdu l’amour. Il a préféré son raisonnement, il sait ce que Dieu aurait dû faire dans sa Sagesse. Mais ce que Dieu a fait est différent et cela il ne l’a pas supporté et il veut montrer à Dieu qu’Il s’est trompé. Pour cela, il cherchera à couper l’homme de son regard sur Dieu et faire qu’il n’aime plus Dieu, qu’il n’ait plus confiance en Lui, que Dieu soit regardé comme Celui qui ne veut pas le bonheur de l’homme. Nous voyons cela avec Eve, dans le monde et dans nos vies. Pour cela, il nous fera tomber dans diverses fautes morales afin de nous disposer à attaquer les vertus théologales en nous.
Le projet de Jésus, c’est de nous faire redécouvrir le Père, sa bonté envers nous afin de renouer un lien filial et aimant avec Lui.
Que ce Carême soit pour chacun un chemin pour renouer son lien avec le Père. Les deux Saints Cœurs nous sont donnés afin d’apprendre au rythme de Jésus. C’est dans une grande pauvreté que Jésus vit son lien avec le Père. Mais c’est une pauvreté imprégnée d’amour. Qu’il en soit ainsi pour chacun de nous.
A l’approche de Noël, c’est avec joie que je vous offre cette petite méditation sur Noël pour aider chacun, je l’espère, à entrer dans ce mystère. Que Marie vous aide à la comprendre si besoin et surtout qu’Elle vous en fasse vivre pour votre PAIX.
fr Marie-Philippe, aumônier de l’Alliance
Noël–natalis–naissance
Noël est une fête de présence ! Le Père nous donne son Fils à contempler !
A Noël, Jésus est rejeté par les hommes, pas de place à l’hôtellerie, et par le pouvoir politique, Hérode cherche à le tuer. A la Croix, il est rejeté par le pouvoir religieux et par le peuple qui, quelques jours auparavant, l’acclamait.
Le Père, le Fils et l’Esprit-Saint, de toute éternité, ont choisi la Vierge Marie comme Paradis sur Terre pour que le Verbe se fasse chair. Dans ce lieu d’amour Il a grandi en Paix. Il s’est senti chez Lui.
Sa naissance l’oblige à rencontrer notre monde tant marqué par le péché. Sa sensibilité est si pure qu’Il ressent tout avec une grande intensité. Ce qui le console, c’est le cœur de sa Mère, son sourire, ses bras, son lait maternel. Il constate la froideur du temps, le rejet des hommes qui le délaissent alors qu’il est dans cette étable. Les hommes n’ont qu’un animal à offrir pour accueillir Jésus. Oui, le péché a tant marqué les hommes que, centrés sur eux, ils ne compatissent plus à une mère sur le point d’accoucher. Que de points de ressemblance avec notre temps. Oui, l’Amour n’est pas aimé (cf. Jésus à Sainte Marguerite-Marie Alacoque, à Paray-Le-Monial). On parle beaucoup d’amour mais il n’est pas vécu pleinement.
Marie, à Cana, se rappellera peut-être ce moment de Noël. Non seulement il n’y a plus de vin, c’est-à-dire de surabondance dans la bonté fraternelle mais même l’essentiel ne semble pas assez présent. Alors, Marie intercédera auprès de son Fils pour qu’Il nous donne l’Amour divin, Celui de son Cœur, Celui de l’Esprit-Saint.
Ici, à Noël, c’est Jésus qui fait le choix de grandir pour aller jusqu’au bout de sa Mission sur la Terre. Il quitte le sein maternel de Marie tout en la respectant. Aucune blessure à la virginité de sa Mère. Oui, la naissance de Jésus fut miraculeuse parce que Dieu voulait que Marie soit Vierge, avant, pendant et après la naissance (dogme de la virginité perpétuelle de Marie, élaboré au concile de Constantinople en 553, défini au concile du Latran en 649, et proclamé par le pape Martin 1er). L’iconographie manifeste cela par les trois étoiles sur Marie, sur les deux épaules et sur le front. Les canons de l’iconographie refusent de représenter la main de Saint Joseph sur Marie, sur son épaule, parce que cela signifierait qu’il n’aurait pas respecté la virginité de son épouse.
Ainsi, Jésus veut s’avancer vers sa Mission et Il choisit de sortir de son Paradis terrestre, qu’est pour Lui le sein immaculé de Marie. Marie l’accueille avec son plus beau sourire. Déjà, Elle conforte son Fils. Elle laisse Saint Joseph découvrir lui aussi le visage de Jésus. Certes, c’est dans la rudesse du froid que Jésus naît, mais l’Amour qui les unit tous les trois est si grand… Première manifestation de l’unité de leurs trois Cœurs (cf. consécration à saint Joseph, de l’Alliance des Cœurs Unis).
Marie et Joseph profitent pleinement de la présence de Jésus auprès d’eux. Cependant, le Père désire qu’après le cercle le plus immédiat, les petits de ce monde soient les premiers à venir adorer Jésus. Petits parce qu’exclus du Temple de Jérusalem, les bergers veillent dans la nuit ! Et les anges font éclater le Gloria dans les cieux pour que les bergers entendent et puissent devenir témoins de ce qu’ils ont vu et entendu (1 Jn 1, 1-2) : la Gloire de Dieu procurée par la naissance de Jésus, le don de la paix. Tout homme est aimé par Dieu. Cette annonce est prophétique. En la recevant des bergers, Marie la garde en son Cœur immaculé.
Le baptême nous a consacrés à Dieu, a fait de nous une terre sainte et un membre du Corps du Christ, de l’Église. Notre mystère est grand. Alors que le péché originel se transmet par la génération et donc par la chair, Dieu marque la chair d’Abraham (circoncision) pour dire qu’Il veut reprendre tout par l’Alliance. Ainsi par l’offrande de Jésus sur la Croix qui obtient notre rachat auprès de Satan, Jésus fait de nous des fils bien-aimés du Père. Comme membres du Corps du Christ depuis notre baptême, nous sommes appelés à vivre de ce qu’Il vit. Ainsi cachons-nous en Marie, apprenons à tout recevoir d’Elle. Quand Jésus était si petit et vulnérable, Il a voulu dépendre totalement d’Elle. Nous avons à prendre le même chemin. Il ne s’agit pas d’essayer de s’en sortir par nous-mêmes mais de grandir en humilité, et bien souvent par les épreuves, pour parvenir à dépendre de plus en plus de Marie comme l’enfant dans le sein maternel. Tout vivre en Elle et tout recevoir d’Elle. Il s’agit ainsi de tout lui remettre sans cesse pour que tout soit remis au Père qui veut tout nous donner par Elle comme Il nous le montre avec Jésus.
Parfois l’avenir nous fait peur pour nous-mêmes, pour notre famille, nos enfants et petits-enfants. Nous voyons les petites entreprises se fragiliser, la vie devenir plus chère, certains ne pourront pas se chauffer cet hiver, la maladie aussi nous fait peur. Si nous regardons trop cela, nous risquons de perdre pied. Alors que Marie avait tout préparé pour la naissance de Jésus à Nazareth, l’édit romain l’oblige, avec Joseph, à partir pour Bethléem. Et là, pas de place ! « Où est Dieu dans tout cela ? » a pu se demander Marie. Joseph aussi a pu se dire cela. Mais peut-être qu’ils ont choisi de l’accueillir de la Paternité de Dieu qui passe par les hommes bons et méchants. Ils ont cherché non pas le pourquoi de cette épreuve pour eux, pour Jésus qui allait naître, mais qu’est-ce que Dieu leur demandait à travers cela afin de coopérer le plus possible, qu’est-ce qu’il y aurait comme cadeau de Dieu à travers cette épreuve ? Être dépouillé, sentir la morsure de la solitude, du froid et découvrir que cela permet une plus grande intimité pour la Sainte Famille et aux bergers de venir adorer le Seigneur.
Dans nos chemins de vie, nous avons aussi à apprendre à changer de regard pour entrer dans celui du Père sur nous et sur chacun. Tout remettre à Marie et au Père, pour tout recevoir du Père, permet de garder la Paix du cœur. Dans les prochains mois, beaucoup de choses ne vont pas dépendre de nous. Dans celles-ci, apprenons à entrer dans la sagesse de Noël : accueillir le réel de notre vie, sans déni, pour tout remettre à Marie et tout Lui demander, et avec Elle regarder le visage de Jésus. Jésus saura renouveler notre bonne volonté pour aller plus loin dans l’Amour (dans la patience, l’accueil, l’écoute, dans le pardon, en reprenant telle personne et en l’accompagnant dans son chemin, en priant et souriant en toutes circonstances…)
Pour apprendre à vivre dans les Saints Cœurs Unis de Jésus et Marie et celui de Saint Joseph !
Le 21 novembre, l’Eglise fête la Présentation de la Vierge Marie au Temple. C’est la réponse d’amour que Marie a voulu donner à l’expérience de l’amour dont elle a été aimée par Dieu. Pour nous qui sommes consacrés aux Cœurs de Jésus et de Marie par notre pacte d’Alliance, il nous est bon de renouveler notre consécration aujourd’hui. Que ce soit à la messe, à l’offertoire ou à l’action de grâce de la messe, ou que ce soit chez soi, remettons-nous bien sous le regard du Père, en présence des deux Saints Cœurs et redisons notre consécration.
Demandons à Marie qu’Elle porte cet acte dans son Cœur et dans Celui de son Fils pour qu’Ils puissent le remettre au Père afin de Le consoler, comme la donation de Marie a pu le faire. Qu’avec ce renouvellement, puissions-nous dire à Marie qu’Elle dispose notre cœur et notre volonté à ce que le Père pourrait nous demander. Comme Epouse de l’Esprit-Saint, qu’Elle nous obtienne l’Amour de Dieu suffisamment pour répondre à la Volonté divine dans la simplicité de notre quotidien. Demandons à Marie qu’en échange de ce don renouvelé, Elle nous forme et nous dispose à ce que Dieu attend de nous.
Demandons à Marie qu’Elle nous donne quelque chose de sa joie aujourd’hui, même si notre chemin est difficile.
Que dans la divine Volonté, les deux Saints Cœurs de Jésus et Marie vous bénissent.
fr. Marie-Philippe, aumônier de l’Alliance des Cœurs Unis.
A partir du 21 septembre : Pour les familles, pour la gouvernance selon le Cœur de Dieu, pour l’Eglise de France et pour l’unité de l’Eglise.
1 – Commencez par dire une dizaine de chapelet,
2 – Récitez cette prière à saint Joseph,
Glorieux saint Joseph, Epoux de Marie, accordez-nous votre protection paternelle, nous vous en supplions par le Cœur de Jésus-Christ. O vous dont la puissance infinie s’étend à toutes nos nécessités et sait nous rendre possibles les choses les plus impossibles, ouvrez vos yeux de père sur les intérêts de vos enfants. Dans l’embarras et la peine qui nous pressent, nous recourons à vous avec confiance ; daignez nous prendre sous votre charitable conduite et réglez pour nous cette affaire si importante et si difficile, (l’exprimer) cause de toutes nos inquiétudes. Faites que son heureuse issue tourne à la gloire de Dieu et au bien de ses dévoués serviteurs. Ainsi soit-il.
3 – Proclamez les litanies de saint Michel.
Seigneur, ayez pitié de nous. Jésus-Christ, ayez pitié de nous. Seigneur, ayez pitié de nous.
Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous. Fils, rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous. Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous. Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Marie, reine des anges, priez pour nous. Saint Michel, rempli de la sagesse de Dieu, priez pour nous. Saint Michel, parfait adorateur du verbe divin, priez pour nous. Saint Michel, couronné d’honneur et de gloire, priez pour nous. Saint Michel, très puissant prince des armées du Seigneur, priez pour nous. Saint Michel, porte-étendard de la très sainte trinité, priez pour nous. Saint Michel, guide et consolateur du peuple d’Israël, priez pour nous. Saint Michel, splendeur et forteresse de l’Eglise militante, priez pour nous. Saint Michel, lumière des anges, priez pour nous. Saint Michel, rempart des orthodoxes, priez pour nous. Saint Michel, force de ceux qui combattent sous l’étendard de la croix, priez pour nous. Saint Michel, lumière et confiance des âmes au dernier terme de la vie, priez pour nous. Saint Michel, secours très assuré, priez pour nous. Saint Michel, notre aide dans toutes nos adversités, priez pour nous. Saint Michel, héraut de la sentence éternelle, priez pour nous. Saint Michel, consolateur des âmes retenues dans les flammes du purgatoire, priez pour nous. Saint Michel, que le Seigneur a chargé de recevoir les âmes après la mort, priez pour nous. Saint Michel, notre prince, priez pour nous. Saint Michel, notre avocat, priez pour nous.
Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur, Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur, Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur,
Priez pour nous, ô glorieux saint Michel, prince de l’Eglise de Jésus-Christ afin que nous puissions être dignes de ses promesses.
PRIONS : Grand saint Michel, vous que Dieu a chargé d’introduire au ciel les âmes des élus, je vous prie pour tous ceux que j’ai aimés et qui ne sont plus. Daignez les visiter, les assister et les secourir au milieu des flammes où ils brûlent, dans l’obscure prison où ils pleurent. Faites que Dieu les admette au plus tôt dans le lieu du rafraîchissement, de la lumière et de la paix. Et quand viendra pour mon âme l’heure de descendre en ce sombre séjour, je vous en conjure, intercédez pour elle et venez la secourir.
Inscription le plus tôt possible pour participer à l’évènement et/ou demander l’imposition aux scapulaires (ou commander le « Livret des Rituels des Boutons de Roses »), merci :
Les inscriptions sont closes.
Rappel : La consécration est un engagement solennel qui doit se faire après un discernement et une préparation spirituelle personnelle et, si possible, accompagnées par un prêtre.
Pour nous contacter : – Par courriel : alliancedescoeursunis@gmail.com – Par téléphone : 06.15.88.86.70