Edito de Mgr Aillet sur la famille

Comme nous le lisons dans la Constitution Lumen Gentium : « Cependant il a plu à Dieu que les hommes ne reçoivent pas la sanctification et le salut séparément, hors de tout lien mutuel ; il a voulu au contraire en faire un peuple qui le connaîtrait selon la vérité et le servirait dans la sainteté » (n. 9).

Cette dimension communautaire du salut, qui souligne l’Écclésiologie de Communion du Concile Vatican II, doit être au cœur de la vie chrétienne et de la mission de l’Église.

Tout simplement parce que l’homme a été créé à l’image de Dieu qui est Communion d’amour entre le Père et le Fils et l’Esprit Saint. L’homme est donc par nature un être de relation, à tel point que l’image de Dieu dans l’homme ne se réalise pleinement que dans l’unité de l’homme et de la femme, mieux : dans l’unité de la famille. Dans sa réponse aux pharisiens qui l‘interrogent sur le divorce, Jésus répond en reliant les deux récits de la création : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme ; à cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair » (Mt 19, 4-5), où il faut entendre l’unité de l’homme et de la femme, dans la différenciation et la complémentarité des sexes, et l’unicité de l’enfant qui naîtra de leur union. Comme le précise encore le Concile Vatican II : « Le mariage et l’amour conjugal sont d’eux-mêmes ordonnés à la procréation et à l’éducation des enfants » (Gaudium et spes n. 48). Autrement dit, on ne peut disjoindre le couple de la famille et on peut dire que l’image de Dieu se réalise en plénitude en eux. C’est la raison pour laquelle le Prince de ce monde s’est attaqué dès le commencement à ce dessein du Créateur, en brisant l’harmonie entre l’homme et la femme, en les divisant – « Ta convoitise te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi » (Gn 3, 16) – et en s’attaquant à la vie – « Le Dragon vint se poster devant la Femme qui allait enfanter, afin de dévorer l’enfant dès sa naissance » (Ap 12, 4).

C’est ainsi que pour sauver l’homme, le Rédempteur a commencé par restaurer le couple et la famille. Jésus est né dans une famille, de telle sorte que la sainte famille de Nazareth est devenue, non seulement le modèle de la famille, cellule de base de la société humaine, mais l’archétype de toute communauté chrétienne. Jésus s’est désigné comme l’Epoux, assumant la rhétorique des prophètes où Dieu est présenté comme l’Epoux de l’humanité, trahi par les égarements de son peuple comparé à une épouse infidèle, coupable d’adultère. Dans l’acte rédempteur, comme le commente saint Paul, le Christ est l’Époux de l’Église se livrant tout entier pour elle : « Vous les hommes, aimez votre femme à l’exemple du Christ : il a aimé l’Église, il s’est livré lui-même pour elle, afin de la rendre sainte en la purifiant par le bain d’eau qu’une parole accompagne (…) Ce Mystère est grand, je le dis en référence au Christ et à l’Église » (Ep 5, 25-26. 32). La restauration de l’image de Dieu dans l’homme passe d’abord par le baptême et s’accomplit de manière très particulière dans le sacrement du mariage.

Toute l’histoire de l’humanité est traversée par l’œuvre de destruction du péché et par l’œuvre de rédemption accomplie par le Christ, où l’Évangile a imprégné les structures sociales jusqu’à constituer des nations chrétiennes fondées sur le respect de la vie et la dignité de la famille. Le Prince de ce monde, avec la permission de Dieu, poursuit son œuvre de destruction, décuplée de nos jours, en s’attaquant, par les lois sociétales qui s’empilent depuis des décennies, au mariage, à la vie dès sa conception, aujourd’hui à la différenciation des sexes. Sous son influence, ces mêmes nations se sont remises sous le joug du péché originel, comme s’il n’y avait pas de Rédempteur !

[…] Les pasteurs sont au service de la famille, car c’est en elle que le Dieu d’amour est appelé à se rendre visible aux yeux des hommes. L’Église est une famille de familles, et la famille est la première Église, l’Église domestique. Nous nous lamentons de voir si peu de familles dans nos assemblées, mais pour autant elles sont présentes car chaque fidèle, quel que soit l’éloignement des enfants ou bien les divisions et séparations qui l’affectent, est relié mystérieusement à chacun des membres de sa famille et œuvre, par sa sanctification, à sa restauration. Rendons grâce à Dieu pour les communautés qui se constituent à partir de familles unies et ouvertes à la vie, parce que centrées sur le Christ, leur Rédempteur.

Notre Espérance est dans le Christ mort et ressuscité : il a vaincu le monde et le Prince de ce monde a été jeté dehors !

Éditorial de Mgr Marc Aillet, revue diocésaine « Notre Église » n° 146 d’avril 2023

Réflexion sur le Carême

Nous vous proposons cette réflexion de forme orale d’un prêtre de l’Alliance pour ce temps de montée vers Pâques et vous souhaitons un bon carême.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu Mt 4, 1-11

En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

Alors le diable l’emmena à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit :
« Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »

Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »
Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.

Je voudrais regarder avec vous la tactique que prend le démon pour nous détourner de notre finalité et de notre regard vers le Père. A travers sa lutte contre les trois tentations du démon à la fin de ce temps de désert, Jésus va nous montrer comment il ramène le regard vers le Père. Je trouve cela essentiel.

Pour cela, je vous propose de regarder d’abord le récit de la tentation de nos premiers parents dans la Genèse.

Gn 3 01 Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait faits. Il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a vraiment dit : “Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin” ? »

02 La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. 03 Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : “Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.” »

04 Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! 05 Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »

06 La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence. Elle prit de son fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea.

Eve était conduite par Dieu, elle en était heureuse. Le démon, le plus rusé, voulant montrer à Dieu qu’Il s’ était trompé en voulant faire de l’homme son chef-d’œuvre, va faire en sorte qu’Eve détourne son regard de Dieu. Le serpent n’a pas de pattes qui lui permettraient de s’élever un peu de la terre, il colle entièrement au sol, il est donc l’animal le plus éloigné du ciel, d’où c’est lui qui est pris pour représenter le démon.

Celui-ci commence par attendre que l’autorité soit absente. C’est vrai, le diable a un problème avec l’autorité. Le démon commence par mentir pour avoir le vrai. Eve accepte de dialoguer avec le démon. Elle se sent en confiance, car elle ne connaît pas le mal. Et elle livre le secret qu’elle avait avec Dieu. Il est bon de savoir qu’il n’est pas permis au démon de connaître ce que l’on dit à Dieu dans notre prière.

Quand il vient tenter Eve, il va mettre le doute en elle puis, il lui vantera l‘autonomie de discernement. Ne plus recevoir de Dieu ce qu’Il veut nous donner mais décider soi-même. Cette désobéissance me coupera de la source de vie et donc, conduira à la mort. Jésus l’a très bien compris. Nous, un peu moins !!

Il va ensuite traiter Dieu de menteur, alors que c’est lui le menteur dès l’origine. Eve va l’accepter ! Séduite par ce que lui promet le démon : que ce soit elle qui décide de ce qui est bien et de ce qui est mal. Or nous sommes dans un monde de confusion où, de plus en plus, le bien est regardé comme mal et le mal, comme bien. C’est très fatigant et déstabilisateur. Eve va donc se replier sur elle-même et va chercher à ce qu’Adam fasse de même.

Eve va prendre la place de Dieu, au centre, pour tout juger et finir par tout critiquer. C’est elle qui choisit de s’opposer à Dieu, à sa paternité. Elle a jugé que Dieu l’a trompée et qu’il faut s’en affranchir. Le fruit est que sa volonté humaine s’est affranchie et a faibli. Les passions peuvent passer au-dessus, être plus fortes que la volonté. La mort en est la conséquence.

[Le seul moyen, si on voulait en sortir, ce serait de remettre Jésus au centre. C’est-à-dire de mettre Jésus entre la réalité et moi-même. Ou, dit autrement : regarder l’autre comme Jésus le regarde, mais aussi telle réalité, circonstance et même moi-même. Fondre son regard en celui de Jésus. Puis, se demander ce que Jésus ferait à ma place, non pas ce qu’il ferait parce qu’Il est Dieu mais qu’est-ce qu’Il ferait alors que j’ai des qualités et aussi des défauts ? C’est-à-dire qu’est-ce qu’Il voudrait vivre en moi ? Et là, tout est rétabli, je désire me laisser conduire et que ce soit Lui qui me dise ce qui est bien et ce qui est mal. Face à celui qui a été méchant envers moi, j’accepte de me rappeler que Jésus est mort pour cette personne et moi, je suis prêt à aller jusqu’au bout dans l’ordre du bien pour cette personne ?]

Le démon regarde d’abord la faim du corps. En effet, ceux qui ont l’habitude de jeûner disent qu’après trois jours, on ne ressent plus la faim. C’est pour cela que l’Evangile dit que Jésus ressentit (à nouveau) la faim après 40 jours de jeune….

Le démon connaît bien les lieux de faiblesse de mes parents et ceux de mes grands-parents. Ainsi, il connaît les miens aussi. Mais il ne connaît pas Jésus ni sa Mère, Marie, et cela l’intrigue, il ne peut les tenter de l’intérieur, en se servant de leur imagination, comme il le fait pour nous. D’où, le « Si tu es le Fils de Dieu. » Il ne le dira plus à la 3e tentation car il s’agira là de proposer à Jésus qu’il adore non plus Dieu mais le démon.

Dans la 1e tentation donc, le démon invite Jésus à reconnaître la faim de son corps et de prendre l’initiative lui-même d’y répondre en faisant un miracle : changer les pierres en pain. Utiliser les super-pouvoirs de Dieu pour soi. Le démon veut nous couper de Dieu, de sa paternité au nom de l’efficacité.

Lors d’une rencontre avec le Père Jean-Marie Glorieux, jésuite, rencontré à Beauraing, celui-ci m’a rappelé que la sensibilité du corps aspire à Dieu. Ainsi, il est parti du psaume 62-63 et du psaume 83-84 : mon cœur et ma chair sont un cri vers toi. (« Mon âme a soif de toi, après toi languit ma chair » ps 62 et « Mon âme soupire et languit après les parvis du Seigneur, mon cœur et ma chair crient de joie vers le Dieu vivant » ps 83.)

La sensibilité crie sa soif de Dieu. Saint Matthieu a repris cela dans la 1e tentation. Le corps a soif de Dieu mais la tentation fait qu’il se replie sur sa soif, vers la nourriture terrestre et non vers Dieu. Le cri de soif de Jésus à la Croix manifeste combien Jésus a porté les soifs de nos corps vers Dieu.

Jésus répondra au démon que : « L’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole venant de la bouche de Dieu. » Ainsi, Il invite à tourner notre oreille vers Dieu qui me parle et pas seulement vers mon ventre qui crie. Et pourtant, on connaît le dicton : « Ventre creux n’a pas d’oreilles. » Ecouter la Parole de Dieu c’est se rappeler par Elle que Dieu est Provident, Il est Père. « Tout concourt au bien de celui qui fait le bien » ?

Qu’on se rappelle aussi l’existence d’un ressenti de solitude en chacun de nous. Saint Jean-Paul II, dans sa catéchèse du mercredi sur le mariage, l’appelle solitude originelle. Un ressenti qui ne part pas, même au moment où nous sommes le plus en communion avec l’être aimé. C’est difficile, à des moments plus que d’autres. Saint Jean-Paul II indique que Dieu nous a créés ainsi pour mettre une soif de Dieu en l’homme, dans sa chair. Celle-ci aspire ainsi à Dieu, elle aussi crie vers Dieu. Alors, on comprend mieux la réponse de Jésus à la 1e tentation. Jésus rappelle, nous rappelle que la faim la plus profonde en l’homme, Dieu seul peut y répondre, d’où l’importance d’écouter sa Parole. Ecouter sa Parole, c’est joindre le sensible dans notre lien avec Dieu car l’ouïe est activée ou alors la vue quand on lit l’Ecriture en silence. Elle ne le sera pas avec les deux autres tentations.

Le démon veut nous couper de Dieu et rendre égoïste la faim corporelle de notre corps. Jésus la replace dans le sens plénier de notre personne. L’homme ne vit pas que de pain ; certes aussi de pain, mais de toute parole venant de la bouche de Dieu. Attendre de Dieu ce que Lui seul peut donner. Jésus n’a pas donné du tout une réponse morale à cette tentation, c’est à remarquer.

Le démon voit que Jésus n’est pas entré dans un dialogue avec lui, qu’Il s’est caché derrière l’Ecriture.

Alors, il va utiliser celle-ci aussi dans la seconde tentation. L’Ecriture dit que Dieu prend soin de sa créature : « Alors, jette-toi en bas » ! On voit que le démon a pouvoir sur le corps. Jésus a laissé le démon avoir pouvoir sur Lui. C’est surprenant, juste pour nous éduquer à ne pas avoir peur si le démon fait cela aussi avec nous.

[Car le démon se moque de nos fautes morales, ce qu’il veut c’est que, par nos fautes morales, nous attaquions nous-mêmes nos vertus théologales.]

Donc, le démon en cette seconde tentation, invite Jésus à tenter Dieu, à la vanité, à faire la gloriole en usant de Dieu, en se servant de Lui. Utiliser Dieu… ou les autres (les anges, nos proches…) pour notre gloriole.

Là aussi, quel serait le regard de Dieu que le démon cherche à nous faire oublier en nous repliant sur nous-mêmes, en nous faisant oublier la gloire de Dieu ? Saint Irénée dira : « La Gloire de Dieu, c’est l’homme vivant. » Là, le démon nous invite à risquer notre vie (se jeter du pinacle du temple) afin d’obtenir plus de gloire humaine. Je ne cherche plus du tout la Gloire de Dieu, ni à faire sa Volonté, je ne Lui demande d’ailleurs pas ce qu’Il attend de moi, cette décision vient de moi, je ne cherche pas non plus à voir les risques, les conséquences auprès de mes proches. Je ne suis replié que sur moi-même et cherchant à utiliser les autres, et même Dieu.

La réponse sera l’humilité, c’est sûr. On se rappelle aussi la parole de Jésus : « Comment pouvez-vous croire vous qui cherchez votre gloire les uns des autres (Jn 5, 44) ? » Donc, par-là, le démon cherche à attaquer notre foi. Il cherche à nous faire oublier la recherche de la Volonté de Dieu sur nous et à nous faire oublier l’obéissance. Dieu est un Père qui veut notre bonheur et un bonheur que nous ne pouvons pas imaginer, au-delà de ce que nous pouvons désirer. Mais le démon nous fera désirer ce qui vient de nous, ce qui est à notre dimension. Le Père a un cœur plus grand !

Dans la 3e tentation, on change de registre de nouveau. Le démon montre à Jésus l’immensité de notre terre, des nations, de là où Dieu lui laisse un pouvoir. Et il va proposer à Jésus de recevoir le pouvoir sur ces peuples mais, car il y a toujours un « mais » avec le démon, mais si tu te prosternes devant moi, le démon, afin de m’adorer. La réponse de Jésus est nette : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. » Là encore, Il répond par la Parole de Dieu, qui est le premier des 10 commandements. Jésus ne dira pas au démon qu’Il a déjà autorité sur ces peuples et même plus grande que la sienne, Il préfère ne rien dire sur Lui. Pour la gloire, le pouvoir, l’efficacité, la possession, la domination es-tu prêt à vendre ton âme ? Veux-tu prendre ou recevoir en don gratuit ? Es-tu prêt à prendre le risque de ne pas recevoir ? A croire que tu peux ne pas être aimé jusque-là, que tu aies alors besoin de prendre pour être sûr d’avoir ce que tu veux ? Là encore, il y a oubli de la paternité de Dieu et Lui sait ce qui est le meilleur pour nous. Or, c’est l’adoration qui redonne et entretient ce regard, ce regard d’amour sur Dieu. C’est donc la séduction de l’orgueil pour tuer l’amour de Dieu dans le cœur de l’homme. Le prix pour la créature est cher à payer car elle ligote, remet son âme au démon pour qu’il ait autorité et pouvoir sur elle. Alors que l’adoration de Dieu va libérer l’homme de son insécurité, du regard et jugement des autres envers lui. Il va pouvoir s’appuyer sur Dieu qui est plus grand que lui et il est libre du ‘qu’en dira-t-on’ car l’âme sait que Dieu seul sera son juge et qu’Il sait quelle est son intention quand il réalise quelque chose.

Avec ce survol, on découvre mieux le but du démon et ce que Dieu avait voulu pour l’homme. Résumons cela en montrant :

Lutte contreRemède
1re tentation : Corps, plaisirl’Espérance   Parole de Dieu
2e tentation :Vanité la foi humilité
3e tentation :Orgueill’amour de Dieuadoration

Saint Matthieu qui a introduit le désert en soulignant que c’était poussé par l’Esprit-Saint que Jésus y allait, va ensuite donner les béatitudes. La première sera la béatitude des pauvres. Or, ensuite il montre que Jésus accomplit la Loi ancienne et fait entrer dans la Loi Nouvelle qui est la perfection de la charité, de l’amour de Dieu et du prochain. Et donc, face aux docteurs et aux pharisiens, Jésus montre qu’ils ont besoin d’entrer dans une pauvreté intérieure car avec le temps ils ont réduit la Parole de Dieu à ce qu’ils en ont compris et ils ont enseigné à regarder la Parole de Dieu ainsi. Ils l’ont humanisée, coupée de son lien vital avec sa source qui est Dieu, c’est la Parole du Père. Ils doivent donc rajeunir leur regard sur cette Parole et pouvoir laisser jaillir de nouveau l’amour de Dieu et du prochain dans leur cœur. Ils ont besoin de retrouver un lien direct avec le Père afin de redécouvrir qu’ils sont aimés, afin de pouvoir répondre eux aussi par l’amour.

C’est tout le but du Carême.

Le démon a perdu l’amour. Il a préféré son raisonnement, il sait ce que Dieu aurait dû faire dans sa Sagesse. Mais ce que Dieu a fait est différent et cela il ne l’a pas supporté et il veut montrer à Dieu qu’Il s’est trompé. Pour cela, il cherchera à couper l’homme de son regard sur Dieu et faire qu’il n’aime plus Dieu, qu’il n’ait plus confiance en Lui, que Dieu soit regardé comme Celui qui ne veut pas le bonheur de l’homme. Nous voyons cela avec Eve, dans le monde et dans nos vies. Pour cela, il nous fera tomber dans diverses fautes morales afin de nous disposer à attaquer les vertus théologales en nous.

Le projet de Jésus, c’est de nous faire redécouvrir le Père, sa bonté envers nous afin de renouer un lien filial et aimant avec Lui.

Que ce Carême soit pour chacun un chemin pour renouer son lien avec le Père. Les deux Saints Cœurs nous sont donnés afin d’apprendre au rythme de Jésus. C’est dans une grande pauvreté que Jésus vit son lien avec le Père. Mais c’est une pauvreté imprégnée d’amour. Qu’il en soit ainsi pour chacun de nous.

Carême 2023

« Convertissez-vous et croyez à l’Evangile » (Mc 1, 15).

Le temps du Carême est par excellence le temps de la conversion à la foi. Comme Jésus le dit à ce père qui le suppliait de guérir son enfant possédé par un démon muet : « Tout est possible pour celui qui croit ». D’où la prière que nous voulons faire nôtre, tout au long du Carême : « Viens au secours de mon manque de foi ! » (Mc 9, 23-24). La prière, le jeûne et l’aumône seront vécus dans cette perspective et nous aideront à « passer toujours plus à la foi », là où nous pourrions avoir tendance à vivre comme si Dieu n’existait pas et à nous laisser entraîner à cette « apostasie silencieuse » (Jean Paul II) qui caractérise nos pays de vieille chrétienté.

Extrait de l’éditorial de Mgr Marc Aillet publié dans la revue diocésaine « Notre Eglise » n° 145 de mars 2023

Vœux pour cette belle période de l’Avent et la nouvelle année 2023 qui s’annonce.

À chacun d’entre vous, participants à notre belle couronne de prière de l’Alliance des Cœurs Unis.

Il est bien normal, à la fin d’une année, de faire un peu le bilan de ce que chacun et quelquefois ensemble, nous avons traversé. Dans l’humilité, sachons remercier notre Seigneur et Sa Sainte Mère, de toutes les Grâces qui nous furent accordées. Déposons en offrande bien modeste, les croix et les difficultés que nous avons rencontrées et par lesquels la Sainte Providence a permis que nous soyons purifiés et peut-être grandis. Si l’injustice nous a frappés, que nous puissions invoquer la Miséricorde sur eux qui en furent l’instrument… Et nous souvenir que chacun d’entre nous, nous sommes pécheurs. Et tout particulièrement, dans cette préparation de Noël, ne relâchons pas nos efforts pour porter ensemble, les brancards de nos petits boutons de rose malades ou écrasés par l’épreuve et qui se font offrande.

Gardons au cœur, la Mission spirituelle de la France et notre Sainte Eglise si meurtrie. Toute œuvre de purification est œuvre de Miséricorde. La Sainte Volonté Divine œuvre en nos vies vers notre propre sanctification.

Calme, Courage, Confiance… Espérance !

En ce temps de l’Avent, que chacun d’entre nous puisse retrouver son cœur d’enfant, en cheminant en compagnie des bergers, vers la grotte de la Nativité. Puissions-nous être capables de nous émerveiller de ce Don suprême, qu’est la venue de notre Sauveur : l’Enfant Divin.

Dans la contemplation de Sa Lumière, que brille sur nous Son visage et nous serons sauvés !

Mais en attendant, cheminant vers la montée de la crèche, ne lâchons pas des yeux, la Sainte Etoile que le Père nous envoie, en Marie l’Immaculée Conception, Mère de l’Emmanuel, pour converger vers la plus céleste des contemplations.

Saint et joyeux Noël et Confiance pour 2023, la Grâce ne saurait nous manquer !

Virginie et l’équipe organisatrice.

Noël–natalis–naissance

Chers membres de l’Alliance des Cœurs Unis,

A l’approche de Noël, c’est avec joie que je vous offre cette petite méditation sur Noël pour aider chacun, je l’espère, à entrer dans ce mystère.
Que Marie vous aide à la comprendre si besoin et surtout qu’Elle vous en fasse vivre pour votre PAIX.

fr Marie-Philippe, aumônier de l’Alliance

Noël–natalis–naissance

Noël est une fête de présence ! Le Père nous donne son Fils à contempler !

A Noël, Jésus est rejeté par les hommes, pas de place à l’hôtellerie, et par le pouvoir politique, Hérode cherche à le tuer. A la Croix, il est rejeté par le pouvoir religieux et par le peuple qui, quelques jours auparavant, l’acclamait.

Le Père, le Fils et l’Esprit-Saint, de toute éternité, ont choisi la Vierge Marie comme Paradis sur Terre pour que le Verbe se fasse chair. Dans ce lieu d’amour Il a grandi en Paix. Il s’est senti chez Lui.

Sa naissance l’oblige à rencontrer notre monde tant marqué par le péché. Sa sensibilité est si pure qu’Il ressent tout avec une grande intensité. Ce qui le console, c’est le cœur de sa Mère, son sourire, ses bras, son lait maternel. Il constate la froideur du temps, le rejet des hommes qui le délaissent alors qu’il est dans cette étable. Les hommes n’ont qu’un animal à offrir pour accueillir Jésus. Oui, le péché a tant marqué les hommes que, centrés sur eux, ils ne compatissent plus à une mère sur le point d’accoucher. Que de points de ressemblance avec notre temps. Oui, l’Amour n’est pas aimé (cf. Jésus à Sainte Marguerite-Marie Alacoque, à Paray-Le-Monial).
On parle beaucoup d’amour mais il n’est pas vécu pleinement.

Marie, à Cana, se rappellera peut-être ce moment de Noël. Non seulement il n’y a plus de vin, c’est-à-dire de surabondance dans la bonté fraternelle mais même l’essentiel ne semble pas assez présent. Alors, Marie intercédera auprès de son Fils pour qu’Il nous donne l’Amour divin, Celui de son Cœur, Celui de l’Esprit-Saint.

Ici, à Noël, c’est Jésus qui fait le choix de grandir pour aller jusqu’au bout de sa Mission sur la Terre.
Il quitte le sein maternel de Marie tout en la respectant. Aucune blessure à la virginité de sa Mère. Oui, la naissance de Jésus fut miraculeuse parce que Dieu voulait que Marie soit Vierge, avant, pendant et après la naissance (dogme de la virginité perpétuelle de Marie, élaboré au concile de Constantinople en 553, défini au concile du Latran en 649, et proclamé par le pape Martin 1er).
L’iconographie manifeste cela par les trois étoiles sur Marie, sur les deux épaules et sur le front. Les canons de l’iconographie refusent de représenter la main de Saint Joseph sur Marie, sur son épaule, parce que cela signifierait qu’il n’aurait pas respecté la virginité de son épouse.

Ainsi, Jésus veut s’avancer vers sa Mission et Il choisit de sortir de son Paradis terrestre, qu’est pour Lui le sein immaculé de Marie. Marie l’accueille avec son plus beau sourire. Déjà, Elle conforte son Fils. Elle laisse Saint Joseph découvrir lui aussi le visage de Jésus. Certes, c’est dans la rudesse du froid que Jésus naît, mais l’Amour qui les unit tous les trois est si grand… Première manifestation de l’unité de leurs trois Cœurs (cf. consécration à saint Joseph, de l’Alliance des Cœurs Unis).

Marie et Joseph profitent pleinement de la présence de Jésus auprès d’eux. Cependant, le Père désire qu’après le cercle le plus immédiat, les petits de ce monde soient les premiers à venir adorer Jésus. Petits parce qu’exclus du Temple de Jérusalem, les bergers veillent dans la nuit ! Et les anges font éclater le Gloria dans les cieux pour que les bergers entendent et puissent devenir témoins de ce qu’ils ont vu et entendu (1 Jn 1, 1-2) : la Gloire de Dieu procurée par la naissance de Jésus, le don de la paix. Tout homme est aimé par Dieu. Cette annonce est prophétique. En la recevant des bergers, Marie la garde en son Cœur immaculé.

Le baptême nous a consacrés à Dieu, a fait de nous une terre sainte et un membre du Corps du Christ, de l’Église. Notre mystère est grand. Alors que le péché originel se transmet par la génération et donc par la chair, Dieu marque la chair d’Abraham (circoncision) pour dire qu’Il veut reprendre tout par l’Alliance. Ainsi par l’offrande de Jésus sur la Croix qui obtient notre rachat auprès de Satan, Jésus fait de nous des fils bien-aimés du Père. Comme membres du Corps du Christ depuis notre baptême, nous sommes appelés à vivre de ce qu’Il vit. Ainsi cachons-nous en Marie, apprenons à tout recevoir d’Elle. Quand Jésus était si petit et vulnérable, Il a voulu dépendre totalement d’Elle. Nous avons à prendre le même chemin. Il ne s’agit pas d’essayer de s’en sortir par nous-mêmes mais de grandir en humilité, et bien souvent par les épreuves, pour parvenir à dépendre de plus en plus de Marie comme l’enfant dans le sein maternel. Tout vivre en Elle et tout recevoir d’Elle. Il s’agit ainsi de tout lui remettre sans cesse pour que tout soit remis au Père qui veut tout nous donner par Elle comme Il nous le montre avec Jésus.

Parfois l’avenir nous fait peur pour nous-mêmes, pour notre famille, nos enfants et petits-enfants. Nous voyons les petites entreprises se fragiliser, la vie devenir plus chère, certains ne pourront pas se chauffer cet hiver, la maladie aussi nous fait peur. Si nous regardons trop cela, nous risquons de perdre pied. Alors que Marie avait tout préparé pour la naissance de Jésus à Nazareth, l’édit romain l’oblige, avec Joseph, à partir pour Bethléem. Et là, pas de place ! « Où est Dieu dans tout cela ? » a pu se demander Marie. Joseph aussi a pu se dire cela. Mais peut-être qu’ils ont choisi de l’accueillir de la Paternité de Dieu qui passe par les hommes bons et méchants. Ils ont cherché non pas le pourquoi de cette épreuve pour eux, pour Jésus qui allait naître, mais qu’est-ce que Dieu leur demandait à travers cela afin de coopérer le plus possible, qu’est-ce qu’il y aurait comme cadeau de Dieu à travers cette épreuve ? Être dépouillé, sentir la morsure de la solitude, du froid et découvrir que cela permet une plus grande intimité pour la Sainte Famille et aux bergers de venir adorer le Seigneur.

Dans nos chemins de vie, nous avons aussi à apprendre à changer de regard pour entrer dans celui du Père sur nous et sur chacun. Tout remettre à Marie et au Père, pour tout recevoir du Père, permet de garder la Paix du cœur. Dans les prochains mois, beaucoup de choses ne vont pas dépendre de nous. Dans celles-ci, apprenons à entrer dans la sagesse de Noël : accueillir le réel de notre vie, sans déni, pour tout remettre à Marie et tout Lui demander, et avec Elle regarder le visage de Jésus. Jésus saura renouveler notre bonne volonté pour aller plus loin dans l’Amour (dans la patience, l’accueil, l’écoute, dans le pardon, en reprenant telle personne et en l’accompagnant dans son chemin, en priant et souriant en toutes circonstances…)

Pour apprendre à vivre dans les Saints Cœurs Unis de Jésus et Marie et celui de Saint Joseph !

JOIE

Présentation de Marie au Temple

Le 21 novembre, l’Eglise fête la Présentation de la Vierge Marie au Temple. C’est la réponse d’amour que Marie a voulu donner à l’expérience de l’amour dont elle a été aimée par Dieu. Pour nous qui sommes consacrés aux Cœurs de Jésus et de Marie par notre pacte d’Alliance, il nous est bon de renouveler notre consécration aujourd’hui. Que ce soit à la messe, à l’offertoire ou à l’action de grâce de la messe, ou que ce soit chez soi, remettons-nous bien sous le regard du Père, en présence des deux Saints Cœurs et redisons notre consécration. 

Demandons à Marie qu’Elle porte cet acte dans son Cœur et dans Celui de son Fils pour qu’Ils puissent le remettre au Père afin de Le consoler, comme la donation de Marie a pu le faire. Qu’avec ce renouvellement, puissions-nous dire à Marie qu’Elle dispose notre cœur et notre volonté à ce que le Père pourrait nous demander. Comme Epouse de l’Esprit-Saint, qu’Elle nous obtienne l’Amour de Dieu suffisamment pour répondre à la Volonté divine dans la simplicité de notre quotidien. Demandons à Marie qu’en échange de ce don renouvelé, Elle nous forme et nous dispose à ce que Dieu attend de nous.

Demandons à Marie qu’Elle nous donne quelque chose de sa joie aujourd’hui, même si notre chemin est difficile.

Que dans la divine Volonté, les deux Saints Cœurs de Jésus et Marie vous bénissent.

fr. Marie-Philippe, aumônier de l’Alliance des Cœurs Unis.

Pietro Testa dit le Lucchesino (1611–1650)

« Ce mercredi 16 novembre, La Croix a inséré sur la page du courrier des lecteurs du journal, ainsi que sur son site, le droit de réponse qui lui avait été adressé par l’Alliance.

Très difficile à trouver sur le site du journal, le contenu même du droit de réponse, qui se veut à la fois, équilibré, mesuré, pertinent et démonstratif, peut expliquer cette forme voulue de discrétion dans sa publication.
Tout laisse à penser que la vérité n’est pas toujours si facile que cela à reconnaitre, surtout lorsqu’une enquête journaliste s’est avérée forcément sérieuse… ! »

Communiqués de la Présidente


10 novembre 2022

« Droit de réponse de la Présidente de l’Alliance des Cœurs Unis, à l’article publié le 12 octobre 2022 dans le journal La Croix et sur son site, qui lui a été adressé selon les règles de forme et de fond en vigueur le lundi 7 novembre » :

Une « enquête » qui pose question

L’Alliance tient à souligner que malgré le fait qu’elle ait facilité l’enquête du journaliste, ni sa présidente, ni son aumônier n’ont été interviewés ni même contactés (contrairement à ce qui est indiqué s’agissant de ce dernier), alors que le journaliste a appelé à plusieurs reprises un membre de l’Alliance âgée de plus de 80 ans, au motif (erroné) qu’elle serait la présidente de l’Association.
Par ailleurs, l’article ne cite pas les noms des détracteurs, qui à notre connaissance sont trois personnes n’ayant jamais été membres de l’Alliance.

Une prétendue « société secrète »

L’impossibilité de quitter librement le groupe des roses…” est sans fondement. 
La vocation spirituelle de l’Alliance des Cœurs Unis réunit des catholiques libres d’y adhérer en vertu d’un simple engagement personnel et d’en sortir. L‘article ne donne aucun exemple de personne empêchée de sortir de l’Alliance.

S’associer à une chaîne de prières, sous l’autorité d’un évêque accompagnant et de nombreux prêtres issus de paroisses différentes, ne fait pas de l’Association une « mystérieuse Alliance ….allant à l’encontre de l’unité du corps ecclésial » . Le port d’un scapulaire matérialise une consécration spirituelle. Elle s’accompagne d’un engagement volontaire qui vaut obéissance aux autorités ecclésiales. Les prêtres, qui imposent les scapulaires, en sont les garants.


L’association ne suit pas « un (prétendu) programme politique royaliste … »

L’engagement spirituel est le seul et unique marqueur commun de notre association apolitique dont la diversité sociale est établie. Elle n’a aucun programme politique royaliste.

Prier pour le relèvement spirituel de la France, est sa seule motivation et son seul moyen d’action.

La notion de royauté renvoie uniquement à celle du Christ, et conformément au Magistère de l’Eglise, l’avènement appelé est celui du seul Royaume de Dieu.

Des réalités volontairement passées sous silence

Contrairement à la présentation qu’en fait l’article, l’Alliance n’est pas une « Eglise parallèle évoluant dans la plus grande discrétion, sous les radars des paroisses » :  elle sollicite l’accord de l’Evêque du lieu pour organiser des soirées de prières et d’enseignements sur les fondements de la Foi catholique.

Des Evêques acceptent d’ouvrir les paroisses, d’autres préfèrent privilégier les lieux privés.

La Doctrine sociale de l’Eglise fait l’objet de sessions de travail, en particulier au cours d’un séminaire en la présence de l’Evêque du lieu.

Par ailleurs, elle aide chaque année plusieurs familles libanaises en difficulté, en partenariat avec le Patriarcat Maronite.

De même, il est erroné d’écrire que « cela s’inscrit dans une filière pseudo-mystique et occulte… » : sa fondatrice s’est mise d’elle-même sous la protection et le regard vigilant de l’Eglise.

L’ensemble de ses locutions a été remis à l’évêque accompagnant, à des prêtres et théologiens, qui ont validé leur conformité avec l’Ecriture sainte et le Magistère de l’Eglise.

Seule l’Eglise est à même de porter un regard objectif sur les locutions privées. Les avis des prétendus experts qui lui sont extérieurs n’engagent qu’eux-mêmes.

Les prétendues critiques envers le Pape

Contrairement à ce que laisse penser l’article, l’Alliance ne critique pas le Pape et même appelle à prier pour lui : « …aimer profondément le Pape François et prier aussi beaucoup pour lui… » (page 142, Tome 2 des Secrets du Roi).

Tout membre qui viendrait à remettre en cause la personne de notre Pape, renierait son engagement, et se mettrait hors de l’Alliance.

Il en est ainsi des soi-disant membres auxquels se réfère l’article pour leur faire dire que « des anges de Satan…inspireraient le successeur de Benoît 16 ».

Des propos de membres de l’Association notoirement déformés

Les propos et écrits imputés à la fondatrice et présidente d’honneur de l’Alliance sont sortis de leur contexte, déformés, et ainsi dénaturés et caricaturés, au préjudice de l’Alliance et de ses membres. Ainsi par exemple :

  • deux parties de phrases ont été prélevées à deux endroits différents dans les Secrets du Roi (page 91 et page 97 du tome 2), pour les accoler de façon à prétendre « qu’une boule noire (est) à la tête de l’Eglise… » : or, cette phrase n’existe pas dans l’ouvrage cité,
  • « Cette femme mariée…se présente également comme la « veuve » ou « l’épouse » du Christ » est un exemple éloquent puisque ce raccourci fait délibérément fi de la valeur allégorique usuelle de tels termes : l’Eglise, constituée de chacun de ses membres, est l’Epouse du Christ,
  • la retranscription faite par l’article de propos tenus lors de la conférence du 9 septembre 2022 consiste en un réassemblage de phrases tirées de passages différents afin d’aboutir à une phrase qui a un tout autre sens. Nous détenons l’enregistrement de cette conférence démontrant ce travestissement (si besoin était),

Des prétendues dérives sectaires, arme « fatale » contre l’Association

Les soi-disant « nombreuses » dénonciations d’état d’« emprise » et de « manipulation » évoquées dans l’article, sont parvenues en mars 2022 à la cellule en charge des dérives sectaires de la Conférence des Evêques de France.

Ne reposant sur aucun élément de preuve, elles émanent à notre connaissance, de trois personnes qui, depuis plus d’un an, ont décidé de s’en prendre à l’Alliance sous prétexte de son refus réitéré à vouloir prendre parti dans le cadre d’une affaire de famille strictement privée intéressant l’une d’entre elles.

Après avoir effectué des vérifications, la cellule de la Conférence des Evêques de France a clos le dossier.

De surcroît, il est établi que ces « plaignants » n’ont jamais été membres de l’Alliance, contrairement à ce qu’indique l’article.

L’Alliance, qui regroupe des croyants sincères et attachés à demeurer fidèles à l’Eglise, tient à exprimer sa tristesse et celle de ses membres face à la publication d’un tel article.

Wanda Henry,
La Présidente


25 octobre 2022

Chers amis et membres de l’Alliance des Cœurs Unis.

Pour ceux qui n’auraient pas reçu le message de notre Evêque accompagnant, Mgr Marc Aillet, (message envoyé par courriel ou voie postale) vous êtes invités à vous rapprocher de votre responsable de groupe de prière pour en prendre connaissance.

En union de prière,

Wanda Henry,
La Présidente.


13 octobre 2022

Compte tenu des erreurs manifestes, de nombreux amalgames, de graves insinuations et d’importantes fausses allégations, que recouvre et fait valoir l’article de Mickael Corre, intitulé « Virginie et la mystérieuse Alliance des Cœurs Unis » paru dans le journal La Croix du 12 octobre 2022, l’Association de l’Alliance des Cœurs Unis prépare un droit de réponse sans exclure toute autre action qui s’avèrerait nécessaire.

Wanda Henry,
La Présidente

« Communiqué de l’Alliance des Cœurs Unis en réponse à l’article de M. de Saint-Chéron publié sur le site du journal La Croix le 13 octobre 2022 » :

« Les propos tenus par M. de Saint-Chéron à l’encontre de la fondatrice et présidente d’honneur de notre association, dans le prolongement de l’article paru la veille dans le journal La Croix, sont d’une extrême agressivité, n’hésitant pas, alors qu’il ne la jamais rencontrée et ne l’a connaît pas, à recourir à des termes dont le caractère diffamatoire voire insultant est juridiquement avéré.

S’étant mise sous le regard vigilant de l’Eglise et en totale obéissance à Elle, notre présidente d’honneur considère qu’il n’y a pas lieu de polémiquer et de donner suite à une telle violence.

A l’inverse, elle invite chacun à porter dans la prière tous les détracteurs qui cherchent à s’en prendre à l’Alliance pour qu’ils recouvrent, ce qui constitue les marqueurs de tous « bons chrétiens », à savoir être dans l’Amour et la Charité, renvoyant en cela M. de Saint-Chéron au titre de son propre livre, « Les bons chrétiens » ».

Mgr Nabil El Hajj recevant le scapulaire
de l’Alliance des Cœurs Unis des mains de Mgr Marc Aillet
le 11 juin 2021 en la cathédrale Sainte Marie de Bayonne

Message de Mgr Nabil El Hajj, archevêque émérite de Tyr (Liban), membre de l’Alliance, reçu le 27 octobre à la suite des articles du journal La Croix :

« Je n’ai qu’un petit mot à vous dire ce matin, ce que disait Saint Augustin quand il voyait que parfois le mal semble avoir le dessus et vaincre le Bien.
Il disait que quand nous ne pouvons pas corriger, restons dans l’attente, regardons Dieu et Lui seul. Confions-Lui notre peine, en silence et avec patience.
Quand nous pouvons corriger, faisons-le avec amour et mettons tout entre les mains du Seigneur entre Sa Miséricorde et Son Amour… en attendant le triomphe final du Bien sur le mal, qui n’est pas pour aujourd’hui. Corrigeons ce que nous pouvons corriger et c’est tout.
Il faut laisser le reste à la Providence.

Le Saint Pape Jean-Paul II disait constamment qu’il faut être sage : il faut savoir être patient et réaliste mais s’assurer en fin de compte que Dieu est le Maître de l’histoire et la Création. Sa Création est à Lui. Nous ne pouvons que rendre grâce au Seigneur pour la Création, le Salut et la Rédemption en attendant le Jugement dernier.

Le Seigneur nous exhorte à rendre le Bien pour le mal. Nous sommes à l’intérieur de l’Eglise et avec l’Eglise. Nous demeurons toujours confiants. Le Royaume avance. Faisons toujours confiance au Royaume, à Dieu, Son Amour, Sa Providence.

Le dernier mot sera au Christ. Peut-être pas maintenant et certainement pas maintenant mais il nous faut toujours attendre avec grande Espérance.

Je suis fier d’appartenir à l’Alliance des Cœurs Unis et je suis corps et âme avec vous tous.

Que le Seigneur vous bénisse ».

Monseigneur Mgr Nabil El Hajj
Archevêque émérite de Tyr au Liban